Le dynamisme de Sodexo dans les émergents pallie la morosité en Europe
L’activité de Sodexo reste ballottée entre des marchés émergents dynamiques et des économies développées en crise de confiance, le Vieux Continent suscitant particulièrement la prudence. En témoignent les chiffres d’activité du premier trimestre de l’exercice, au 30 novembre, publiés hier. Le chiffre d’affaires du groupe de services a progressé de 7,4% à 4,95 milliards d’euros. Aux côtés d’effets positifs liés aux évolutions de changes (+4,2%) et de périmètre (+1,1%), la croissance interne s’est élevée à 2,1% (3,3% certes en tenant compte de l’impact positif de la Coupe du monde de rugby fin 2011). Elle avait atteint 6,5% pour l’exercice 2011/2012.
Sur le trimestre écoulé, la croissance organique a atteint pour les services sur sites 2% en Europe continentale, 0,6% en Amérique du Nord, pour un repli de 7,3% au Royaume-Uni et en Irlande et un bond de 8,6% dans le «reste du monde» qui a représenté sur la période 19% de l’activité du groupe.
dernier a bénéficié au sein de ces marchés émergents d’un «fort dynamisme» dans le secteur minier en Australie et en Amérique latine, quand bien même il concède avoir subi des «signes de décélération d’activité dans l’industrie», notamment «au Brésil, en Inde et plus récemment en Chine». Le marché brésilien, bien que très concurrentiel, offre encore de nombreuses opportunités et des perspectives prometteuses aux yeux du directeur général Michel Landel.
Le dirigeant a ainsi assuré que Sodexo ne manquera pas de suivre le pas d’Edenred, qui a annoncé hier le lancement local d’une nouvelle offre de titres de services dédiés à la culture sur la base d’un tout nouveau dispositif législatif.
Dans ce contexte, Michel Landel reconnaît qu’à court terme, «dans le contexte économique actuel, notamment en Europe, la croissance interne devrait rester modeste». Ce dernier qualificatif reste valable pour désigner la progression attendue de l’activité et du résultat opérationnel pour l’exercice en cours. Surtout, Sodexo a confirmé ses objectifs à moyen terme d’une croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires de 7% et d’une marge opérationnelle de 6,3% pour l’exercice à fin août 2015, 0,9 point de mieux qu’en 2011-2012. CM-CIC Securities souligne il est vrai un discours qui se veut rassurant sur la foi de signatures récentes de contrats «qui feraient de 2012-2013 un point bas avant un rebond».
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