Le directeur général de Vodafone va quitter son poste
Nick Read quittera ses fonctions à la tête de Vodafone d’ici la fin de l’année et sera remplacé par intérim par sa directrice financière, mettant fin à un mandat de quatre ans marqué par une quasi-division de moitié du cours de son action.
Nick Read a dirigé l’ancien leader du marché des télécommunications mobiles pendant la pandémie et a également vendu des actifs pour se concentrer davantage sur l’Europe et l’Afrique tout en cédant son activité d’infrastructure de tours en une unité distincte, rappelle Reuters.
Malgré les changements, les actions de Vodafone sont à la peine. Elles ont baissé de plus de 40% depuis que Nick Read a pris le relais en octobre 2018 et se négocient au même niveau qu’il y a deux décennies.
Ce n’est que le mois dernier que Vodafone a réduit ses perspectives pour l’année entière, citant la flambée des coûts de l'énergie et la détérioration des performances sur ses grands marchés européens que sont l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.
«J’ai convenu avec le conseil d’administration que le moment était venu de passer le relais à un nouveau dirigeant capable de s’appuyer sur les atouts de Vodafone et de saisir les opportunités importantes à venir», a-t-il déclaré dans un communiqué.
En réaction à l’annonce de ce départ, l’action Vodafone s’inscrivait en légère hausse lundi matin.
Une DG par intérim
Nick Read sera remplacé par intérim par Margherita Della Valle, qui a été chargée d’accélérer «l’exécution de la stratégie de l’entreprise visant à améliorer les performances opérationnelles et à créer de la valeur pour les actionnaires».
Le conseil d’administration a entamé un processus pour trouver un nouveau directeur général, a indiqué la société.
«La question suivante est de savoir quelles solutions sont réellement disponibles pour le prochain PDG ? Vodafone fait face à des vents contraires insurmontables. Nous pensons que la politique de dividendes devrait être traitée comme étant en cours de révision», ont écrit les analystes de Jefferies repris par Reuters.
Nick Read a été une pom-pom girl de la consolidation sur les principaux marchés européens de Vodafone, notamment la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie et le Portugal, mais a eu du mal à transformer l’intention en action.
En février, il a rejeté une offre de plus de 11 milliards d’euros (11,15 milliards de dollars) pour ses activités italiennes de la par d’Iliad et Apax Partners, et en juillet, deux de ses rivaux en Espagne - Orange et MasMovil - ont convenu d’une fusion à 19 milliards de dollars.
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