Le danois Moller-Maersk affiche haut et fort sa confiance pour 2014
La dépréciation de 1,7 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) annoncée par A.P. Moller-Maersk en juillet dernier sur ses actifs pétroliers au Brésil n’a pas entaché la confiance du conglomérat danois. Hier, le groupe a revu à la hausse ses prévisions de résultats pour 2014. C’est la deuxième fois depuis le début de l’année que la société relève ses objectifs annuels.
A.P. Moller-Maersk table ainsi pour 2014 sur un bénéfice courant –hors activités interrompues, provisions pour pertes et gains liés à des cessions– de 4,5 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) contre une précédente estimation de 4 milliards. Le relèvement de l’objectif suit un très bon deuxième trimestre, achevé sur un bénéfice net de 2,25 milliards de dollars contre un consensus des analystes interrogés par Reuters de 2,21 milliards. Ce chiffre prend en compte une plus-value de 2,8 milliards de dollars liée à la cession par le groupe d’une part de 48,68% dans Dansk Supermarked, premier distributeur du pays, qui vient en compensation des 1,7 milliard de dollars de dépréciation sur les actifs pétroliers brésiliens.
A.P. Moller-Maersk profite notamment des bons résultats de sa division de transport maritime de conteneurs. Maersk Line devrait dégager cette année un bénéfice «significativement» supérieur à celui de 2013. Il s’élevait à 1,5 milliard de dollars en 2013. Le numéro un mondial du transport maritime de marchandises devant le suisse MSC et le français CMA CGM juge le rapport entre l’offre et la demande de capacités encore déséquilibré. Mais il parvient tout de même à améliorer sa rentabilité grâce à un rebond des volumes (+6,6% au deuxième trimestre) couplé à une baisse des coûts (+4,4%). Après l’échec du projet P3, qui devait associer Maersk Line à MSC et à CMA CGM, le groupe danois discute d’une alliance avec MSC visant à mettre en commun une partie de leur flotte de navires.
Signe de sa confiance, A.P. Moller-Maersk a annoncé hier un programme de rachat d’actions d’un milliard de dollars, le premier de son histoire. Il courra sur une période de 12 mois à partir du 1er septembre 2014. Le groupe danois n’exclut pas de renouveler ou d’étendre ce plan par la suite en fonction de ses projets d’investissement.
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