Le coût des défaillances d’entreprises s’alourdit pour les fournisseurs
Même si le rythme est un peu moins soutenu que sur les mois précédents, les défaillances d’entreprises françaises ont continué à progresser en août. Coface a ainsi recensé 64.335 faillites sur douze mois cumulés, soit une hausse de 23 % en un an.
Alors que la sinistralité moyenne se situe à 1,01 % tous secteurs confondus, l’assureur crédit fait part de taux de sinistralité bien supérieurs dans certains domaines : biens d’équipement du foyer, textile habillement et télécoms fluctuent entre 3 % et 4 % tandis que métaux et biens d’équipements industriels affichent des taux de défaillance compris entre 2,5 % et 3 %.
Pour autant, «il ne faut pas suivre uniquement l’évolution de la sinistralité par le nombre de défaillances d’entreprises. Cela cache complètement la réalité économique du phénomène», avertit Jérome Cazes, directeur général de Coface. D’où l’idée qu’a eue l’assureur crédit de regarder le problème sous l’angle du choc économique.
Pour cela, il a calculé pour la première fois ce mois-ci la somme des encours fournisseurs des entreprises ayant fait défaut au cours des douze derniers mois. Or, sur ce plan, les données apparaissent bien plus alarmantes. A 5,5 milliards d’euros (voir infographie), le coût des défaillances pour les fournisseurs a augmenté de 75 % par rapport à août 2008, soit une progression trois fois plus rapide que celle du nombre de défaillances. En d’autres termes, les encours moyens concernés augmentent bien plus vite que le nombre de défaillances. Selon un calcul rapide, on peut estimer leur progression en un an à 41 %.
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