Le coût de l’EPR de Penly estimé entre 4 et 4,5 milliards
Le projet est ouvert à d’autres acteurs qu’EDF et GDF-Suez. Total reste intéressé par une participation
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Olivier Decarre
La construction du deuxième EPR (à Penly, Seine-Maritime) étant actée, les questions concernent désormais les enjeux financiers. Pour cela, la présentation faite par EDF en décembre donne des pistes. Il évoquait un coût de construction de 54 euros le MWh (4 milliards au total) pour Flamanville et indiquait que la fourchette pourrait être pour une seconde unité de 55 à 60 euros le MWh (voir illustration). Sachant que les deux EPR auront la même capacité, le coût devrait donc se situer entre 4 milliards et 4,5 milliards d’euros. Une fourchette jugée réaliste chez EDF, en monnaie de 2008 naturellement.
EDF et GDF-Suez n’auront toutefois pas à débourser une telle somme. La dette permettra de faire jouer un levier. EDF ne donne pas pour l’heure de chiffres, mais la présentation de décembre peut là aussi fournir des ordres de grandeur. Il estimait à l’époque de 12 à 15 milliards la dette pouvant être affectée à ses projets de 40 à 50 milliards dans le nucléaire jusqu’en 2020 (hors deuxième EPR français). Ainsi, il évaluait ses besoins nets de financement à environ 15 milliards, en intégrant notamment des partenaires.
Dans le cas précis de Penly, Enel dispose d’une option et Total s’est dit «intéressé». En tout cas, EDF «n’exclut aucun partenaire européen». Ce qui peut expliquer que la clé de répartition du projet entre EDF et GDF-Suez ne soit pas encore déterminée.
Comme pour EDF, l’apport de GDF-Suez dépendra de cette clé. Mais ce dernier donne lui aussi des indications. «Sur un projet de 4 milliards de dollars comme Marafiq dans le Golfe, dans lequel on a 20%, nous déboursons environ 150 millions de fonds propres», rappelle un porte-parole.
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