Le colombien Ecopetrol s’ouvre un peu plus aux investisseurs
Le sceau du président colombien Juan Manuel Santos a été apposé. Après avoir mis 10,1% du capital de la compagnie pétrolière Ecopetrol sur le marché en 2007, l’Etat colombien prévoit de céder une participation supplémentaire de 9,9% durant le premier trimestre de l’année prochaine, achevant ainsi le plan de cession de 20% voté au Congrès en 2006.
En 2007, la vente de 10,1% du capital d’Ecopetrol avait rapporté quelque 2,8 milliards de dollars à l‘Etat dans le cadre d’un programme de «démocratisation» mis en place par l’ancien président, Álvaro Uribe. Aujourd’hui, à 4.020 pesos (2,1 dollars) l’action jeudi soir à la Bourse de Bogota, les 9,9% mis sur le marché représentent environ 7,2 milliards de dollars. Un chiffre en ligne avec l’estimation faite par le directeur général de la société, Javier Gutiérrez, qui prévoit une levée 2 à 3 fois supérieure à celle de 2007.
Entretemps, la quatrième plus grosse société pétrolière d’Amérique latine a mis en place un programme de croissance interne et externe extrêmement agressif, avec 4 milliards de dollars d’investissements réalisés sur les 9 premiers mois de l’année, dont la moitié a directement servi la production et 16% ont été consacrés aux acquisitions. La compagnie compte ainsi investir quelque 80 milliards de dollars d’ici 2020, avec un objectif de production de 1,3 millions de barils par jour, contre 715.000 en octobre.
Ecopetrol a ainsi réalisé des investissements dans des champs pétrolifères au Pérou, dans le Golfe du Mexique et au Brésil et a développé ses capacités locales avec le rachat en août, au côté du canadien Talisman, de 51% de la filiale colombienne de pétrole et de gaz de BP pour 1,9 milliard de dollars. Enfin, ce mois-ci, Ecopetrol a investi, avec sept autres partenaires, quelque 4,2 milliards de dollars pour la construction d’un oléoduc allant jusqu’aux côtes des Caraïbes.
Les résultats de la société, qui exporte environ la moitié de sa production, ont poursuivi leur ascension avec une envolée de 42,7% du résultat net au troisième trimestre à 924 millions de dollars. Alors que la note d’Ecopetrol reste fortement corrélée à celle du pays, la possibilité que le pays obtienne une note «investment grade» l’année prochaine, pourrait avoir un impact très positif sur les conditions de financement de la compagnie.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed voudra commencer à préparer l’avenir
La réunion du dernier FOMC puis la dernière conférence de presse présidées par Jerome Powell seront scrutées de près mercredi. Moins pour la décision d’un très probable statu quo que pour les messages qui en ressortiront sur le positionnement plus ou moins restrictif de la Fed avant l’arrivée de Kevin Warsh. -
Bercy ajoute le Vietnam à la liste des Etats non coopératifs en matière fiscale
A contrario, les Fidji, les Samoa et Trinité-et-Tobago quittent cette liste. -
Sassan Golshani et Quentin d'Everlange de Bellevue lancent leur propre structure
Les deux anciens de la plateforme dédiée aux marchés privés Peqan ont créé Stella dans le but d'accompagner des gérants de private equity dans la structuration de leur offre auprès d'une clientèle d'investisseurs particuliers.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
Contenu de nos partenaires
-
Copier-CollerPFAS : à la traîne en matière de restrictions, le Royaume-Uni pourrait s’inspirer de la France
Il existe jusqu’à 1 500 sites au Royaume-Uni où des niveaux de PFAS supérieurs au maximum recommandé sont détectés -
BrainstormingLa France en quête de nouvelles recettes fiscales pour financer le prochain budget européen
Les Vingt-Sept tentent de résoudre la quadrature du cercle de la trajectoire financière pour la période 2028-2034 -
Langage« Dingue », « mabouls », « bordel »... Emmanuel Macron se lâche
Lors d'un déplacement en Ariège, le président de la République utilise les mots de la colère pour dire que la France a parfois besoin de ressortissants étrangers pour ses services publics