Le « big business » britannique a beaucoup à perdre avec le Brexit
Le Brexit a déjà fait un mort dans le monde des affaires : le projet de fusion entre les Bourses de Londres et Francfort.
Le « big business » britannique devra s’y faire, il entre dans une ère d’incertitude inédite quant à ses rapports futurs avec le continent.
Pour justifier le veto de l’Union, Margrethe Vestager, le commissaire européen à la concurrence, a estimé que l’opération aurait créé un monopole de fait sur les marchés de taux.
Mais les rivalités entre les deux partenaires et leurs Etats d’origine sur la localisation future des activités, notamment le siège social devant rester à Londres, étaient aussi une pierre d’achoppement potentiellement mortelle sur la route de la fusion.
Or la question des rapports entre le marché unique et les groupes opérant à partir du Royaume Uni, ne concerne pas que la finance.
Tous les secteurs, de la santé aux télécoms en passant par l’agro-alimentaire ou l’automobile, vont désormais vitalement dépendre des accords commerciaux négociés en marge du Brexit proprement dit.
Or boucler ces accords pourra prendre des années. Les groupes concernés n’auront pas les moyens d’attendre si longtemps.
Dans l’aérien, ils donnent déjà de la voix. La britannique Easyjet vient d’appeler entre l’Europe et le Royaume-Uni au maintien des dispositions actuelles.
Et l’irlandaise Ryanair de menacer qu’en cas d’absence d’accord d’ici mars 2019, « il est possible qu’il n’y ait aucun vol entre le Royaume-Uni et l’Europe pendant plusieurs mois. »
Ce n’est pas une menace en l’air car leurs concurrents veulent renégocier au détriment de leurs compétitives rivales britanniques.
Le directeur général de Lufthansa appelle ainsi Paris et Berlin à la fermeté dans les discussions futures.
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