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L’aviation civile contraint Boeing à plus de prudence pour l’année 2009
L’aviation civile contraint Boeing à plus de prudence pour l’année 2009
Le marché salue néanmoins une prévision de bénéfices toujours supérieure aux attentes et l’absence de nouvelle révision en baisse de la production
Publié le
Yves-Marc Le Réour
Après l’avertissement sur ses bénéfices trimestriels lancé voici deux semaines, les résultats communiqués hier par Boeing confirment l’impact fortement négatif lié à l’attentisme de nombreuses compagnies aériennes (voir tableau). Si le chiffre d’affaires consolidé est en hausse de 3 % à 16,5 milliards de dollars, « le carnet de commandes de 339 milliards de dollars est en recul de 4 % par rapport à l’année dernière ».
Le bénéfice trimestriel ressort à 86 cents par action contre 1,62 dollar par action un an auparavant. La poursuite des dépenses dans les différents programmes de développement et la baisse des avances de paiement dans l’aviation civile ont conduit à un cash-flow d’exploitation divisé par dix à 193 millions de dollars et à un cash-flow libre négatif de 249 millions.
S’il maintient pour 2009 sa prévision de chiffre d’affaires comprise entre 68 et 69 milliards de dollars avec un cash-flow d’exploitation supérieur à 2,5 milliards, l’avionneur américain a revu en baisse de 7 % son estimation de bénéfice par action désormais attendu entre 4,70 et 5 dollars, ce qui reste supérieur au consensus de 4,60 dollars.
La faute en incombe à l’aviation civile dont la marge d’exploitation devrait être comprise entre 8 et 8,5 % contre 10 % attendu auparavant, les prévisions d’une marge à 10 % restant inchangées pour l’aviation militaire. « Ce qui me surprend, c’est qu’ils n’ont pas annoncé une nouvelle réduction de leur production », commente Alex Hamilton de Jesup & Lamont. Manifestement soulagés, les investisseurs ont fait gagner à l’action Boeing 1,8 % hier à 37,30 dollars en clôture sur la Bourse de New York.
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