L’Autorité de la concurrence passe en revue la distribution des médicaments
Afin de pouvoir prescrire en connaissance de cause les solutions qui lui sembleront adaptées, l’Autorité de la concurrence veut prendre le temps d’un diagnostic complet. En l’occurrence, elle a fait part du lancement d’une enquête sectorielle visant à «analyser le fonctionnement de la concurrence sur l’ensemble de la chaîne de distribution du médicament». Un secteur qui connaît certes d’importantes «évolutions réglementaires et économiques».
En termes de calendrier, l’Autorité entame aujourd’hui unepremière instruction approfondie avant de soumettre «autour de l’été» ses premières conclusions à consultation publique. Un avis définitif, «éventuellement assorti de recommandations», pourrait dès lors être rendu «en fin d’année».
Il s’agit de mettre en lumière «les freins réglementaires ou comportementaux à la concurrence», comme le confie aux Echos le président de l’Autorité, Bruno Lasserre. L’Autorité souhaite s’assurer que les «nouvelles opportunités» que sont le soutien des pouvoirs publics aux médicaments génériques ou l’ouverture de la vente en ligne «bénéficient bien à tous, sous forme de baisse des prix, d’accroissement des services, d’innovation». L’ensemble de la chaîne sera passé en revue, des laboratoires pharmaceutiques aux officines, en passant par les grossistes-répartiteurs.
Ces derniers intermédiaires, soumis à des marges réglementées et à des obligations de service public comme le souligne l’Autorité, sont actuellement «confrontés à des difficultés économiques» auxquelles l’enquête se montrera attentive, notamment sous l’angle des ventes directes entre laboratoires et officines. L’Autorité ne doute pas déjà devoir par ailleurs dévoiler des recommandations «visant à renforcer le développement des génériques, comme facteur de concurrence». D’autant que ces produits représentent «une source substantielle d’économie pour les comptes publics». Elle ne manquera pas non plus de se pencher sur les procédures de détermination du prix des médicaments.
Point crucial en ligne de mire, la vente en ligne, que soutient une Autorité qui souhaite en voir «tirer le meilleur parti». Le champ d’application continue de susciter le débat, l’Autorité plaidant pour la vente en ligne en règle générale de «l’ensemble des médicaments non soumis à prescription». Le Figaro souligne aujourd’hui que le gouvernement est pourtant «en train d’élaborer un code de «bonnes pratiques» truffé de mesures très restrictives».
Plus d'articles du même thème
-
La BCE s’achemine vers une hausse de taux en décembre
Malgré une décision unanime de ne pas remonter les taux pour l’instant, les gouverneurs de la banque centrale ont envoyé le message d’un nouveau resserrement le 17 décembre. Sauf accident sur la croissance, le mouvement devrait même se poursuivre malgré les hausses de taux longs déjà restrictives. -
Shell et Repsol décident d’accroître leur retour aux actionnaires
Après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes du consensus, les deux énergéticiens ont relevé le montant de leurs rachats d’actions. -
Andera Partners investit 60 millions dans Tyls
La société d'investissement prend une participation minoritaire dans le réseau d’expertise comptable dans le cadre d'une opération sponsorless.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Tutti fascisti !« Tous fascistes, sauf nous » : comment Jean-Luc Mélenchon organise le vide entre le RN et LFI
Pour affronter Marine Le Pen, le leader des insoumis cherche à effacer la partie centrale de l'échiquier politique et repousse les socialistes dans le camp des fascistes -
Au nom de la loiCouvre-feux, manifs interdites, drones : nos libertés sous cloche ?
Depuis dix ans, le pouvoir macroniste a multiplié les textes sécuritaires. Avec l’objectif de répondre à la demande croissante d’ordre et d’autorité. Mais au risque de rompre l’équilibre fragile entre sécurité et libertés fondamentales -
Maintien de l’ordre : combien de temps les policiers pourront-ils tenir ?
Les forces de l’ordre, durement éprouvées le 17 octobre, sont sous pression depuis le début du mouvement lycéen il y a cinq semaines. Sans issue politique à l'horizon, combien de temps pourront-elles tenir ?