L’Autorité de la concurrence passe en revue la distribution des médicaments

Elle souhaite s’assurer que les évolutions réglementaires et économiques bénéficient à tous. Un avis définitif est attendu fin 2013 après consultation publique
Benoît Menou

Afin de pouvoir prescrire en connaissance de cause les solutions qui lui sembleront adaptées, l’Autorité de la concurrence veut prendre le temps d’un diagnostic complet. En l’occurrence, elle a fait part du lancement d’une enquête sectorielle visant à «analyser le fonctionnement de la concurrence sur l’ensemble de la chaîne de distribution du médicament». Un secteur qui connaît certes d’importantes «évolutions réglementaires et économiques».

En termes de calendrier, l’Autorité entame aujourd’hui unepremière instruction approfondie avant de soumettre «autour de l’été» ses premières conclusions à consultation publique. Un avis définitif, «éventuellement assorti de recommandations», pourrait dès lors être rendu «en fin d’année».

Il s’agit de mettre en lumière «les freins réglementaires ou comportementaux à la concurrence», comme le confie aux Echos le président de l’Autorité, Bruno Lasserre. L’Autorité souhaite s’assurer que les «nouvelles opportunités» que sont le soutien des pouvoirs publics aux médicaments génériques ou l’ouverture de la vente en ligne «bénéficient bien à tous, sous forme de baisse des prix, d’accroissement des services, d’innovation». L’ensemble de la chaîne sera passé en revue, des laboratoires pharmaceutiques aux officines, en passant par les grossistes-répartiteurs.

Ces derniers intermédiaires, soumis à des marges réglementées et à des obligations de service public comme le souligne l’Autorité, sont actuellement «confrontés à des difficultés économiques» auxquelles l’enquête se montrera attentive, notamment sous l’angle des ventes directes entre laboratoires et officines. L’Autorité ne doute pas déjà devoir par ailleurs dévoiler des recommandations «visant à renforcer le développement des génériques, comme facteur de concurrence». D’autant que ces produits représentent «une source substantielle d’économie pour les comptes publics». Elle ne manquera pas non plus de se pencher sur les procédures de détermination du prix des médicaments.

Point crucial en ligne de mire, la vente en ligne, que soutient une Autorité qui souhaite en voir «tirer le meilleur parti». Le champ d’application continue de susciter le débat, l’Autorité plaidant pour la vente en ligne en règle générale de «l’ensemble des médicaments non soumis à prescription». Le Figaro souligne aujourd’hui que le gouvernement est pourtant «en train d’élaborer un code de «bonnes pratiques» truffé de mesures très restrictives».

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