L’appel au marché de Saft sous-tendra une dilution réelle de 15,7 %
Renforcer la flexibilité financière mais surtout financer des usines aux Etats-Unis. Tels sont les motifs avancés hier par Saft pour justifier son projet d’augmentation de capital de 120 millions d’euros. Il est vrai que sa situation à fin juin (165% de gearing avec 274 millions d’euros de dette) ne lui donne guère de marge de manœuvre.
Les modalités ne sont pas encore connues. Mais sur la base d’un cours de référence de 34 euros (proche de la clôture d’hier), il est possible de faire une première simulation (voire notre tableau d’estimations). Sachant que le montant à lever représente près de 20% de la capitalisation, Saft pourra au mieux proposer 1 action nouvelle pour 5 existantes. La dilution du capital serait ainsi limitée à 16,7%. Mais, selon nos calculs, avec un droit à 0,39 euro, la décote sur cours ex-droit ne dépasserait pas 6%. Ce qui n’offrirait quasiment pas de protection contre une baisse du titre.
Il apparaît donc probable que le groupe choisira des modalités lui donnant plus de marge. S’il se cale sur les opérations récentes, qui ont affiché des décotes voisines de 30% pour couvrir la volatilité du marché, il devra alors accepter une dilution un peu plus forte. Par exemple, proposer 3 actions nouvelles pour 10 existantes ferait grimper la dilution à 23% mais lui permettrait d’offrir une décote de 32% (soit un prix d’émission de 21,09 euros et un droit de 2,98 euros).
Reste que grâce aux droits de souscription, les modalités définitives auront peu d’importance pour un actionnaire voulant réaliser une opération blanche. Avec un cours de référence de 34 euros, la dilution réelle sera dans tous les cas de 15,7%.
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