L’AMF invite les codes de gouvernance à mieux prendre en compte la RSE
Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de «Grenelle II» et depuis la parution de son décret d’application d’avril 2012 relatif aux obligations de transparence des entreprises en matière sociale et environnementale, l’AMF a dévoilé son rapport sur l’information extra-financière des sociétés cotées. Le dernier remontait à 2010.
Non content de renouveler ses recommandations de 2010, le régulateur en émet quatre nouvelles. En premier lieu, le régulateur demande l’application stricte du principe «appliquer ou expliquer», et propose aux émetteurs de préciser dans un tableau de synthèse les informations qu’elles ne publient pas, en précisant celles qui ne peuvent être produites de celles qui ne lui semblent pas pertinentes, en expliquant de manière circonstanciée son choix.
De plus, les sociétés sont invitées à établir un lien clair et explicite – quand il existe – entre risques extra-financiers et provisions dans les comptes.
En outre, le rapport de l’organisme tiers indépendant, qui atteste la présence des données et formule un avis sur la sincérité de l’information et les explications apportées, doit bien préciser les indicateurs concernés.
Enfin, les problématiques RSE en général devraient être inscrites à l’ordre du jour d’un ou plusieurs comités du conseil – voire donner lieu à la création d’un comité ad hoc – ou du conseil lui-même, selon une fréquence laissée à la libre appréciation des sociétés.
Ces nouvelles recommandations s’accompagnent de pistes de réflexion à l’attention des différentes parties prenantes. D’une part, l’AMF invite l’Afep-Medef et MiddleNext à mieux prendre en compte la RSE dans leur code de gouvernance, notamment sur le fonctionnement des conseils et l’objectivation de la performance des dirigeants.
D’autre part, face à la très grande hétérogénéité des indicateurs, le régulateur incite les sociétés d’un même secteur à avoir la même approche sur telle ou telle thématique pour favoriser la lisibilité et la cohérence de l’information publiée.
Enfin, le gendarme boursier propose la mise en place d’un code professionnel, français ou européen, pour les agences de notation extra-financière, aujourd’hui soumises à aucun cadre réglementaire spécifique.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATExposition au MSCI World au coût le plus bas du marché
Les ETF qui offrent une exposition aux marchés actions mondiaux ont dominé les flux ces dernières années. -
Goldman Sachs intègre un fonds immobilier dans sa blockchain
La plateforme d’Apex Group prend en charge l’intégration, le traitement des transactions, le service aux investisseurs et le reporting réglementaire à travers les juridictions. -
PARTENARIATDe nouvelles opportunités avec Natural Capital 3.0
Cinq questions que se posent les investisseurs avant d’investir dans le capital naturel
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Contenu de nos partenaires
-
Poker menteur« Marketing de la peur » : que vaut le cri d'alarme d’Anthropic sur l'IA ?
L'entreprise américaine, lancée dans une course de vitesse avec ses concurrents, plaide pour la possibilité de suspendre le développement de l'IA en pointant le risque d’une « perte de contrôle » -
Petit livre rougeAnnie Ernaux, Eric Vuillard, Edouard Louis… Comment Mélenchon a trusté l'intelligentsia de gauche
En mettant à l’honneur un prix Nobel de littérature et un lauréat du Goncourt pour son meeting de lancement de campagne à Saint-Denis, dimanche 7 juin, le candidat insoumis veut adresser un message au reste de la gauche : la République des lettres, c’est lui -
En pleine tempêteAffaire Lyhanna : Gérald Darmanin et le ministère de la Justice en première ligne
Le ministre de la Justice affronte sa plus grosse crise depuis sa prise de fonction en décembre 2024. Il dénonce les dysfonctionnements de sa propre administration et parle de responsabilité collective. Y compris la sienne ?