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L’américain Danaher fait un bond en avant dans les technologies médicales
L’américain Danaher fait un bond en avant dans les technologies médicales
Le rachat de Beckman Coulter pour 6,8 milliards de dollars aura dès 2011 un effet relutif sur le bénéfice par action du conglomérat américain
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Après avoir tenté sans succès en décembre de s’emparer d’Ingenico dans les terminaux de paiement, Danaher s’est finalement tourné vers un autre secteur pour satisfaire ses appétits de croissance externe. Le conglomérat industriel américain vient en effet d’annoncer qu’il allait racheter le groupe d’instrumentation médicale Beckman Coulter «pour un montant de 6,8 milliards de dollars (5 milliards d’euros), dette incluse». Beckman avait engagé Goldman Sachs en fin d’année pour le conseiller en vue d’un adossement potentiel. En phase finale de remise des offres, Danaher l’aurait emporté sur des groupes de capital-investissement, un premier consortium réunissant Blackstone et TPG, le second étant constitué d’Apollo et Carlyle, croit savoir Reuters de sources proches du dossier.
La transaction en numéraire offre une prime de 45% sur le cours de clôture de Beckman au 9 décembre dernier, juste avant que n’émergent les premières rumeurs d’OPA. Cette prime est de 11% par rapport à son dernier cours de clôture vendredi soir. L’opération se réalise d’autre part sur la base d’une valeur d’entreprise de 8,3 fois l’excédent brut d’exploitation estimé de la cible pour 2011. «L’offre publique à 83,5 dollars par action débutera dans les sept prochains jours», précise Danaher, conseillé par Morgan Stanley pour cette opération. L’acquisition sera financée à hauteur de 60% par l’endettement, à 25% sur la trésorerie du groupe et le reste sur ses fonds propres, indique le conglomérat, en ajoutant que la transaction devrait être finalisée d’ici à juillet 2011, sous réserve de l’accord des actionnaires.
Beckman, dont le chiffre d’affaires annuel est de 3,7 milliards de dollars, sera intégré au pôle sciences de la vie et diagnostics de Danaher. Cette division, qui comprend également les technologies dentaires, représentera alors 47% d’un chiffre d’affaires consolidé de 13,2 milliards de dollars en 2010, contre 17% jusqu’ici. Cette part «devrait revenir aux alentours de 40% à moyen terme», nuance cependant Lawrence Culp, directeur général de Danaher. Grâce à des économies de coûts et à des synergies identifiées de 250 millions de dollars, ce rachat devrait avoir un effet relutif de 10 cents sur le bénéfice par action ajusté de Danaher en 2011 et de 30 cents à l’horizon 2012. Il renforcera enfin sa présence sur le marché chinois en forte croissance.
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