L’allemand Evonik fait fi des turbulences en confirmant son projet d’IPO
Les actionnaires d’Evonik, à savoir la fondation RAG (74,99%) et CVC Capital Partners (25,01%), persistent et signent. Ils ont indiqué la semaine dernière que le projet d’introduction en Bourse du groupe chimique restait bien d’actualité. Attendue de longue date, l’opération est prévue «avant la pause estivale» et pourrait selon des sources citées par Reuters valoriser Evonik jusqu’à 15 milliards d’euros. Dans un contexte boursier et économique incertain, les actionnaires misent sur l’appétit des investisseurs pour un groupe aux résultats flatteurs pour réussir l’une des plus importantes opérations jamais réalisées outre-Rhin. Une IPO à laquelle ils avaient renoncé en 2011. Selon des sources concordantes vendredi, les initiateurs de l’offre visent une mise en Bourse initialement d’un tiers environ du capital.
En juin 2008, la fondation RAG, née de la volonté des pouvoirs publics d’une réorganisation du secteur, avait salué l’ouverture du capital à CVC, pour 2,4 milliards d’euros, comme la première étape d’un processus pouvant conduire à une introduction en Bourse. Une opération que les deux actionnaires envisageaient alors «à moyen terme». Vendredi, un haut responsable de CVC qualifiait encore la prochaine IPO d’«étape logique».
Si le conseil d’administration de la fondation RAG vise, selon la presse, la date du 25 juin pour une première séance de cotation, le calendrier pourrait évoluer. De l’aveu même du président de la fondation, Wilhelm Bonse-Geuking, «nous devons garder un œil sur les risques non négligeables et grandissants». Le dirigeant vantait tout de même «la très bonne préparation» de la société pour une IPO. En mars, les actionnaires envisageaient l’opération au premier semestre. Ils sont aujourd’hui épaulés par Deutsche Bank et Goldman Sachs en tant que banques chefs de file, accompagnées de Bank of America Merrill Lynch, Credit Suisse et JPMorgan.
Certes, Evonik, qui pourrait intégrer l’indice DAX, peut se targuer d’avoir revu à la hausse début mai ses prévisions annuelles 2012 (l’an passé le groupe a affiché un chiffre d’affaires de 14,5 milliards d’euros et un excédent brut d’exploitation de 2,8 milliards), sous l’impulsion d’une demande solide pour ses produits utilisés par les industries pharmaceutiques ou cosmétiques. Saluant la réduction de la dette, S&P a relevé ce mois-ci également la note du groupe allemand d’un cran à BBB+.
Plus d'articles du même thème
-
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Iran : en cas de nouveau bombardement, Mojtaba Khamenei menace les Etats-Unis d’une « riposte sans limite géographique »
Les déclarations de Mojtaba Khamenei, le Guide suprême iranien, ont eu lieu samedi 31 octobre, alors que des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter d’éviter la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Une délégation qatarie a ainsi rejoint Téhéran vendredi -
Mobilisation du 31 octobre : les défilés sont globalement calmes dans les grandes villes, la situation se tend à Marseille
Près de 150 défilés sont prévus en France pour la défense du pouvoir d’achat. Des manifestations ont lieu à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Guéret, Pau, etc. Les autorités ont mobilisé 70 000 policiers et gendarmes pour assurer l’ordre public -
Brésil : Flavio Bolsonaro affirme avoir quitté son pays afin de fuir une « persécution »
Après sa défaite à l'élection présidentielle brésilienne, Flavio Bolsonaro a légitimé sa fuite du Brésil. « La persécution a commencé même plus tôt que je ne l’imaginais », a assuré le sénateur lors d’un direct sur Instagram