L’Allemagne surveille les visées chinoises sur Osram
Après le rachat de Kuka par le groupe chinois d’électroménager Midea, Berlin aura son mot à dire dans le cas d’une OPA sur un autre industriel.
Publié le
Yves-Marc Le Réour
Osram, le spécialiste allemand de l’éclairage affiche une capitalisation boursière de 5,47 milliards d’euros.
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Photo Osram.
L’intérêt d’investisseurs chinois pour une prise de participation dans Osram semble s’être récemment renforcé. Scindé de Siemens et coté à Francfort depuis juillet 2013, le spécialiste allemand de l’éclairage affichait hier soir une capitalisation boursière de 5,47 milliards d’euros. Son ancienne maison mère, qui a conservé une participation de 17,5%, envisage désormais de sortir complètement du capital, ce qui ouvrirait la voie à une cession pure et simple de la société au cours des prochaines semaines, rapportait vendredi le Handelsblatt de sources proches du dossier.
Ces dernières précisent que «plusieurs candidats chinois», dont le fonds Go Scale Capital, ont déjà noué des contacts avec Siemens. Go Scale Capital avait déjà cherché à acquérir Lumileds, la division de composants d'éclairage de Philips, mais cette vente a été bloquée début 2016 par le puissant Comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS). Le désengagement de Siemens semble d’autant plus logique que le conglomérat allemand n’apprécie pas la stratégie de croissance suivie par son ancienne filiale sur le marché des diodes électroluminescentes (LED), comme l’a prouvé son refus de soutenir Olaf Berlien, président du directoire d’Osram, lors de l’assemblée générale du groupe en février dernier.
Caractère stratégique
Après le rachat cet été de Kuka, fleuron de la robotique outre-Rhin, par le groupe chinois d’électroménager Midea, Berlin aura néanmoins son mot à dire dans le cas d’une OPA sur une nouvelle cible industrielle allemande. Le ministère de l’Economie a déjà fait savoir qu’il avait pris note de la manifestation d’intérêt exprimée par des investisseurs chinois pour Osram, en ajoutant que les discussions à ce sujet prendraient place «à l’échelle de l’Union européenne».
Selon les analystes de Deutsche Bank, «l’activité d’Osram destinée à des applications militaires représente moins de 5% de son chiffre d’affaires, mais leur caractère stratégique pourrait suffire à susciter l’inquiétude des autorités». Ils jugent que Berlin pourrait approuver la vente d’Osram à un acquéreur chinois si ce dernier «prend certains engagements en matière de garantie d’emplois et de transfert de technologie». Le groupe munichois a déjà cédé en juillet sa filiale d'éclairage classique Ledvance à des investisseurs industriels et financiers chinois pour un peu plus de 400 millions d’euros.
Le site de vente en ligne invoque des doutes sur le financement de l'opération. Ryan Cohen, PDG de GameStop, n'exclut pas de passer en force en s'adressant directement aux actionnaires d'eBay.
L'opération, valorisée 335 millions d'euros, découle de l'acquisition de Just Eat Takeaway par le groupe néerlandais. Elle renforce également la position d'Aspex à quelques semaines de la prochaine assemblée générale.
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