L’affaire Carlos Ghosn a pesé sur les résultats de Nissan
Nissan a abaissé ce matin ses objectifs annuels en raison de la faiblesse persistante des ventes automobiles à l’échelle mondiale, en soulignant avoir provisionné sur ses comptes trimestriels une charge de 9,232 milliards de yens (74 millions d’euros) liée à la minoration des revenus déclarés de Carlos Ghosn. Au troisième trimestre, clos fin décembre, de son exercice 2018/2019, le bénéfice d’exploitation du constructeur nippon est cependant ressorti en hausse de 25,4% à 103,3 milliards de yens à la faveur de moindres rabais accordés aux clients aux Etats-Unis. Nissan table désormais sur un chiffre d’affaires annuel de 11.600 milliards de yens, un bénéfice opérationnel de 450 milliards et un bénéfice net de 400 milliards. Il prévoyait auparavant des revenus de 12.000 milliards de yens, un bénéfice opérationnel de 540 milliards et un bénéfice net de 500 milliards.
Renault a de son côté indiqué que son directeur général, Thierry Bolloré, avait pris la présidence du directoire de Renault-Nissan, la coentreprise gérant l’alliance entre les deux groupes et basée aux Pays-Bas, «conformément aux accords conclus avec Nissan». Il a précisé que son ex-PDG Carlos Ghosn restait «à ce jour» administrateur du groupe. Ce dernier demeure également membre du directoire de Renault-Nissan BV et «conserve, à ce jour, des mandats au sein d’Alliance Rostec Auto BV et de Renault do Brasil».
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