Lafarge est plus circonspect sur la hausse des volumes de ciment
Malgré des prix en légère hausse et le dynamisme persistant des marchés latino-américains et asiatiques, la faiblesse de la demande de ciment en Amérique du Nord et en Europe a pesé sur les résultats de Lafarge, inférieurs aux attentes au deuxième trimestre. L’excédent brut d’exploitation du groupe recule ainsi de 8% à 922 millions d’euros en rythme annuel (-3% à périmètre et changes constants), correspondant à une baisse de 110 points de base de sa marge brute à 22,4%. L’activité a par ailleurs été perturbée par des problèmes temporaires de production en Egypte, dus à une pénurie de gaz, et par des conditions météorologiques adverses sur la période.
Le groupe prévoit dorénavant une progression des volumes de ventes comprise entre 0% et 3% en 2013 sur l’ensemble de ses marchés cimentiers, contre une fourchette antérieure de +1% à +4%. L’Europe occidentale devrait particulièrement souffrir avec une contraction attendue de la demande de 5% à 9%, contre un recul maximal de 3% anticipé en Europe centrale et orientale. En revanche, «l’hypothèse d’inflation des coûts variables énergétiques, en raison de la détente observée sur les prix du charbon, est ramenée à +2% contre +4% précédemment», observent les analystes de CM-CIC Securities.
Si le cash flow libre reste négatif à hauteur de 132 millions d’euros au premier semestre, il ressort positif à 165 millions au deuxième trimestre. Cette amélioration du flux de trésorerie, combinée à des investissements industriels limités à 900 millions cette année et la poursuite de son recentrage, rendent le groupe confiant dans sa capacité à respecter son objectif d’une dette nette inférieur à 10 milliards d’ici fin 2013, à comparer à 11,9 milliards au 30 juin dernier. A cette date, il avait sécurisé 1,5 milliard de cessions d’actifs, 40% de ce montant ayant déjà été encaissé.
A l’horizon 2014, le leader mondial des matériaux de construction estime désormais pouvoir ramener sa dette nette à moins de 9 milliards.
Il confirme par ailleurs son objectif d’un excédent brut d’exploitation supplémentaire de 650 millions d’euros sur l’ensemble de l’année. Ceci suppose «une nette accélération du plan ‘Performance et Innovation’ au second semestre» par rapport aux économies de 100 millions et 160 millions respectivement dégagées au premier et au deuxième trimestre, notent les analystes d’Aurel BGC.
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