L’aérien restera déficitaire jusqu’en 2011
Un écart de 2 milliards de dollars. C’est ce qui sépare les anciennes projections annuelles de l’Iata des nouvelles. Désormais, l’Association internationale du transport aérien redoute des pertes cumulées de 11 milliards de dollars pour les compagnies en 2009. Si bien que son dirigeant, Giovanni Bisignani n’a pas hier hésité à parler d’une crise à « l’impact plus fort que le 11 septembre 2001 ».
Pour appuyer son propos, il a rappelé que sur 2001-2002, les compagnies avaient perdu 24,3 milliards de dollars. Or en comptant les réajustements de 2009 et ceux de 2008 (de -10,4 à -16,8 milliards de dollars), leur déficit cumulé devrait grimper à près de 28 milliards sur les deux ans (voir graphique). Pire, « le retour aux bénéfices apparaît improbable avant 2011 », selon l’Iata. 2010 devrait venir gonfler de 3,8 milliards de dollars le compteur des pertes.
L’autre fait nouveau tient à la répartition géographique des résultats. Jusqu’ici les compagnies européennes avaient mieux résisté que leurs concurrentes. Mais en 2009 comme en 2010, elles devraient accuser les plus lourds déficits (-3,8 milliards puis -1,9 milliard). Elles risquent même de passer dans le rouge au niveau opérationnel cette année (-800 millions de dollars).
Si les chiffres de l’Iata sont à manipuler avec précaution (l’organisme étant chargé de défendre les intérêts des compagnies), ils posent toutefois la question de la rentabilité structurelle du secteur. De 1996 à 2010, il devrait avoir cumulé des pertes de quelque 43 milliards de dollars. Le bilan de la décennie en cours est encore plus alarmant, avec des pertes probables de plus de 56 milliards et seulement deux exercices terminés dans le vert.
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