L’actionnariat salarié a jusqu’ici relativement bien résisté à la crise
L’actionnariat salarié poursuit sa progression en France selon la deuxième enquête de la Fédération des associations d’actionnaires salariés et anciens salariés (FAS) publiée aujourd’hui. Il a augmenté dans 52% des entreprises au cours des cinq dernières années, tandis qu’il est resté stable dans 17% d’entre elles. La précédente enquête, réalisée à l’automne 2009, faisait ressortir une proportion de respectivement 46% et 31%, soit un niveau légèrement supérieur en données agrégées. La durée moyenne de détention des avoirs est comprise entre 5 et 10 ans pour les deux tiers des entreprises. L'étude a été réalisée en partenariat avec Synerfil sur la base de données arrêtées au 30 juin dernier. Un total de 31 entreprises de tous secteurs d’activité (dont 45% du CAC 40) a répondu au questionnaire envoyé à 145 sociétés du SBF 250.
Mais les effets de la crise commencent à se faire sentir. Si 80% des entreprises ont mis en place une politique de développement de l’actionnariat salarié, elles ne sont plus que 36% à proposer une opération dédiée à ces investisseurs au moins une fois par an contre 59% à l’automne 2009. On constate en parallèle une progression du paiement du dividende en numéraire aux porteurs de parts (23% des sociétés contre 19%).
Fait surprenant, la proportion d’entreprises proposant une formule avec protection du capital dans le cadre d’un plan d’épargne entreprise (PEE) ou d’un plan d’épargne groupe (PEG) est passée de 45% à 38%. Le développement de l’actionnariat salarié à l’étranger marque le pas, puisque 39%¨des entreprises ayant répondu à l’enquête annonce avoir mis en place un PEG International contre 53% un an auparavant. Enfin, aucune évolution significative n’a été enregistrée concernant la représentation des salariés actionnaires, avec la présence dans 47% des entreprises de un à trois administrateurs représentant cette catégorie d’investisseurs.
«Alors que l’actionnariat salarié a été conçu comme un instrument important de motivation au sein de l’entreprise, une certaine désaffection vis-à-vis de la Bourse, la baisse du nombre d’opérations annuelles ou la tendance à un alourdissement de la fiscalité suscitent quelques inquiétudes», conclut Bernard Malteste, président du Comité Benchmark de la FAS.
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