La trésorerie globale des entreprises s’améliore fortement en fin d’année

L’indicateur de trésorerie d’exploitation n’a cependant pas retrouvé son niveau d’avant-crise, précise la dernière enquête AFTE-COE Rexecode
Yves-Marc Le Reour

L’évolution de la trésorerie globale des grandes entreprises suscite davantage d’optimisme en cette fin d’année. Après deux mois de stagnation, la dernière enquête réalisée du 3 au 13 décembre par l’AFTE et COE-Rexecode fait en effet apparaître un solde d’opinions positives de 7,8%, son plus haut niveau de l’année.

Si l’appréciation de la trésorerie d’exploitation reste positive (6,2% contre 9,7% le mois précédent), ce solde «n’a cependant pas retrouvé son niveau d’avant crise», relativise l’enquête, en ajoutant que celui-ci s’élevait en moyenne à 11,5% sur la période 2005-2007. Les trois quarts des trésoriers ayant fait état d’une dégradation de leur trésorerie globale en décembre imputent d’ailleurs ce phénomène à la détérioration de la trésorerie d’exploitation.

Par ailleurs, les incertitudes sur le niveau de l’euro-dollar continuent de peser sur les trésoreries, tandis que l’impact défavorable du prix du pétrole s’est accru d’un mois sur l’autre (solde à -24,6% contre -21,5%). Ceci reflète «le nouveau dérapage à la hausse du cours du baril fin novembre-début décembre, l’amenant à ses plus hauts niveaux depuis un an».

L’indicateur d’évolution des marges bancaires demeure légèrement positif (4% après 2% en novembre), ce qui témoigne d’une stabilité de ces marges qui restent néanmoins «à un niveau élevé». Les recherches de financement sont jugées «proches de la normale», avec un solde d’opinion très légèrement négatif. Enfin, le recul des délais de paiement amorcé en octobre s’est confirmé au cours du trimestre. Avec un solde de 4,7% en décembre, ce niveau est désormais «proche des plus bas atteints depuis que l’enquête existe», relève l’étude.

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