La trésorerie des grandes entreprises se détériore très nettement en juillet
Un été difficile pour les grandes entreprises françaises. Pour le treizième mois consécutif leur trésorerie globale se détériore, selon le baromètre AFTE COE-Rexecode. Si le solde d’opinion était quasiment à l’équilibre en mai, il a baissé de 9% en juin, puis chuté de 19% en juillet, «la plus forte baisse sur deux mois depuis que l’enquête existe, constate l’étude. Compte tenu du sursaut de début d’année, l’évolution de la trésorerie globale des six derniers mois s’apparente à un ‘double creux’».
Sur les 39% de répondants enregistrant une dégradation, 60% invoquent les facteurs d’exploitation. D’ailleurs, la trésorerie d’exploitation se dégrade également de plus en plus fortement, passant d’un solde négatif de 4,2% en mai, à 7,2% en juin et 11,5% en juillet, plus fort recul depuis l’été 2009.
Ces chiffres sont d’autant plus inquiétants, que les éléments exogènes, le pétrole et la parité euro/dollar pèsent de moins en moins sur les trésoreries. D’une part, si le solde d’opinion sur le pétrole reste négatif (-9,2%), il est loin des -30% de début d’année, tandis que le baril de Brent s’est stabilisé autour des 100 dollars début juillet. D’autre part, le taux de change ne pèse quasiment plus en moyenne sur les trésoreries. Ainsi, «le taux de change de 1,20 dollar pour un euro serait un pseudo taux de change d’équilibre d’après l’enquête», notent ses auteurs.
Aussi, cette trésorerie tendue «est due à la baisse du chiffre d’affaires, note BNP Paribas CIB. Une partie peut s’expliquer par des délais de paiement des clients plus longs». De fait, ces délais se tendent fortement en juillet selon l’enquête, à 36%, non loin des records de 40% fin 2008.
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