La restructuration de Technicolor finira le 26 mai
Technicolor y verra plus clair le 26 mai. C’est en effet à cette date que seront bouclées les dernières opérations liées à la restructuration du groupe. Comme il l’a annoncé mardi soir, Technicolor procèdera à une émission de capital avec DPS de 348 millions d’euros et au placement d’ORA pour 638 millions avec pour objectif de ramener la dette de 2,9 à 1,5 milliard d’euros. Goldman Sachs, RBS et Natixis, et Cleary Gottlieb côté avocats, dirigent l’opération.
Si les chiffres ne diffèrent pas du plan déjà présenté, l’annonce donne tout de même l’occasion de faire un point sur le capital post-restructuration. Les actionnaires actuels auront la possibilité de suivre l’augmentation de capital et l’émission d’ORA à hauteur de 75,35 millions d’euros (11,75% du total). Compte tenu des titres potentiellement émis (527 millions via l’augmentation de capital et 971 millions via les ORA), les actionnaires pourront conserver jusqu’à 51% du groupe (voir tableau). A condition de remettre au pot 423 millions d’euros pour une capitalisation actuelle de 260 millions. La majorité leur échappera toutefois après le remboursement des 251 millions d’euros de titres DPN émis au profit des créanciers en compensation d’une part de leur créances.
Les actionnaires pourront aussi choisir de ne pas suivre, les créanciers seniors ayant apporté leur garantie. Dans ce cas, l’augmentation de capital aura pour les actionnaires un effet dilutif maximal de 67%. S’y ajoutera par la suite l’impact de la conversion des ORA (en 2010 et 2011). Comme l’avait dit la société, les actionnaires pourraient donc in fine tomber à 15%. Et même 12% en intégrant les DPN. Dans ce cas, les créanciers seraient en pointe. Goldman Sachs et RBS détiendraient 16,3% et 15,2% après conversion des ORA sans prise en compte des DPN.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed passe son tour, Jerome Powell aussi
La Réserve fédérale américaine maintient ses taux inchangés mais conserve un « biais accommodant ». Jerome Powell restera gouverneur de l'institution pour une durée indéterminée à la fin de son mandat de président. -
Les prix du gaz naturel européen redeviennent une préoccupation
Les cours de l’énergie ont à nouveau bondi mercredi après des informations selon lesquelles le président Donald Trump aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus prolongé de l’Iran. Un décalage d’un mois ne serait pas dramatique pour les prix du gaz européen. Un décalage de deux mois pourrait en revanche changer le calendrier de reconstitution des stocks, et causer un cercle vicieux pouvant ramener les cours TTF au-dessus de 100 euros/MWh. -
L'érosion des frais d'investissement s'accentue
Selon l’Autorité des marchés financiers, les coûts des placements poursuivent leur repli en 2025. Une dynamique portée par la gestion indicielle et la montée des acteurs à bas coût.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
- MoneyGram va payer 1,3 million d’euros pour ses failles dans la lutte contre le blanchiment
Contenu de nos partenaires
-
Action-réactionCéline Calvez (EPR) : « L’audiovisuel public sera une problématique incontournable de la prochaine présidentielle »
La députée macroniste, vice-présidente de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, revient sur le rapport de Charles Alloncle et dévoile la contribution que va déposer son groupe -
Fait minoritairePrésidentielle : les candidats s'inquiètent déjà de leur future majorité
Dans un entretien à l'AFP, Marine Le Pen estime qu'il serait préférable de gagner face à Edouard Philippe plutôt que Jean-Luc Mélenchon, pour revendiquer une victoire de choix et non de rejet. Une façon de jouer l'apaisement alors que certains craignent de ne pas disposer d'une majorité pour gouverner -
Vieille lune« Démarchandisation » : Boris Vallaud, marchand de rêves
Le rival d'Olivier Faure au PS, Boris Vallaud, tente de renouveler les idées de la gauche. Son concept de « démarchandisation » passe à côté de nombreux problèmes économiques et sociaux de la France