La reprise du trafic autoroutier rend Eiffage confiant pour l’exercice 2013
La première partie de l’année a été plutôt satisfaisante pour Eiffage. Le groupe de BTP, qui exploite le réseau Autoroutes Paris Rhin Rhône (APRR), a enregistré une hausse semestrielle de 13,7% de son résultat net à 58 millions d’euros, bénéficiant essentiellement de la reprise du trafic autoroutier et du repli de ses dépenses de fonctionnement. Sa marge d’exploitation courante ressort à 7,9% contre 7,5% un an plus tôt. Le chiffre d’affaires en repli de 1,3% à 6,5 milliards a globalement souffert de la chute de 7,8% de son activité de construction dans l’Hexagone, peu dynamique à l’exception de l’Ile-de-France. Dans les concessions en revanche, le chiffre d’affaires d’APRR augmente de 1,9% pour une hausse du trafic de 0,2%. Au total, cette activité «affiche une solide croissance de 3 %» sur la période, souligne Eiffage.
L’endettement net atteint 13,2 milliards à fin juin, contre 12,9 milliards un an plus tôt, pénalisé par une hausse saisonnière importante du BFR et «par des échéances significatives de paiement des intérêts de la dette et des impôts». La dette financière nette est toutefois essentiellement logée dans les concessions, sans recours sur Eiffage, à hauteur de 12,3 milliards d’euros, l’endettement financier net du holding et des branches travaux se limitant à 911 millions d’euros. La liquidité du groupe reste par ailleurs élevée, assurée principalement par une facilité de crédit non tirée de 700 millions d’euros de maturité décembre 2015.
Avec un carnet de commandes correspondant à 13 mois d’activité, Eiffage maintient sa prévision d’un chiffre d’affaires annuel en légère progression à 14,2 milliards d’euros, contre 14 milliards en 2012. «La reprise du trafic sur les autoroutes, le bon déroulement des grands projets en cours et les efforts menés dans l’amélioration de la productivité des chantiers doivent permettre une progression des résultats en 2013», pronostique le groupe.
Il déplore cependant que les discussions avec l’Etat sur les investissements autoroutiers, engagées fin 2012, aient été suspendues sans qu’un accord ait été trouvé. «Aujourd’hui, il n’y a plus, il n’y a pas de négociations, elles ont été gelées», a déclaré le PDG Pierre Berger, au cours d’une conférence avec les analystes. Eiffage compte sur ces investissements, financés moyennant un allongement de la durée des concessions, pour prendre le relais des grands chantiers de TGV après 2014.
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