La production de Toyota restera perturbée jusqu’en fin d’année
Après un mois et demi de flottement, Toyota est désormais en mesure de mieux évaluer l’impact opérationnel de la catastrophe japonaise sur sa production. Il a annoncé vendredi dernier que l’assemblage de l’ensemble de ses modèles aura repris son rythme de croisière «d’ici novembre ou décembre prochain». Ce retour à la normale sera progressif, les niveaux de production étant relevés «à partir du mois de juillet au Japon et du mois d’août sur les sites étrangers».
Entre la mi-mars et le 8 avril, le groupe a déjà subi une perte de production de près de 300.000 véhicules, dont près de 90% au Japon et le reste aux Etats-Unis. La production manquante portera sur au moins 500.000 véhicules sur un total de 7,7 millions d’unités visé par Toyota pour 2011. «Il est possible que ces difficultés aient des conséquences importantes sur nos affaires», a prévenu le constructeur qui ne peut encore chiffrer les effets de la catastrophe sur ses finances.
Akio Toyoda, président de Toyota, a souligné que 150 pièces détachées faisaient encore l’objet d’une insuffisance critique d’approvisionnement. Outre cette pénurie de pièces détachées, les constructeurs nippons pourraient également être affectés par des pannes de courant, puisque la catastrophe a réduit la capacité électrique du pays de 8%. Selon l’Association japonaise des constructeurs automobiles, «certains groupes envisagent de fermer leurs sites sur l’Archipel deux jours par semaine, la production correspondante étant transférée sur le week-end afin de contribuer à une meilleure gestion entre l’offre et la demande d’électricité».
«Si Toyota est capable de normaliser sa production d’ici à fin 2011, Nissan, Honda et les autres constructeurs devraient également pouvoir rouvrir complètement leurs lignes de production dans ces délais», estime Takeshi Miyao, analyste de la société de conseil Carnorama cité par Bloomberg. Le communiqué de Toyota est venu quelques heures après l’annonce faite par Renesas Electronics. L’équipementier nippon, qui contrôle près de 40% du marché mondial des microcontrôleurs installés dans les véhicules, a déclaré que les activités dans son usine de Tokyo reprendraient mi-juin, quelques semaines plus tôt que prévu, une décision qui a pesé dans la clarification apportée par Toyota.
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