La prime à la casse porte ses fruits sur le marché automobile français
Sursaut pour le marché automobile français en mars avec des volumes en hausse de 8,1 %. Certes, le calendrier a été favorable (à jours ouvrables comparables les ventes reculent de 1,8 %). Néanmoins, ces chiffres confirment la relative résistance du marché français par rapport à ses voisins (-3,9 % sur trois mois).
Pour le Comité des constructeurs français d’automobiles l’explication est simple. La prime à la casse offre un soutien important. « D’après ce que nous entendons de nos adhérents et également de nos collègues des marques importées, nous avons l’impression (que le dispositif représente) 30 à 40 % des immatriculations », a indiqué le président de l’organisme Xavier Fels.
Couplée au système de bonus-malus, cette prime à la casse a en tout cas entraîné une profonde mutation du mix de ventes. Les véhicules émettant plus de 160g/km (donc soumis à malus) représentent désormais à peine plus de 10 % du marché contre 14 % en 2008 et 24 % en 2007.
En termes de gammes, ce qui est plus parlant pour les marges des constructeurs, cela se traduit par une large domination des segments inférieurs (57 % du marché contre 45 % il y a deux ans). A l’inverse les gammes supérieures et luxe ont vu en deux ans leur poids tomber de 22 % en 2007 à 15 % début 2009.
Pour l’heure les groupes étrangers ne pâtissent pas trop de ce mouvement. Sur le trimestre, leur taux de pénétration reste stable à 45,5 %. Côté français, Citroën réalise tout de même une percée remarquée avec une part de marché de 15,3 % (+1,2 point). « Son meilleur premier trimestre » depuis trente ans se félicite la marque. Toutefois, au niveau du groupe, cette progression est en partie effacée par Peugeot, passé de 18 % à 17,1 % du marché.
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