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La pharmacie devrait rester un acteur dominant des fusions en 2009
La pharmacie devrait rester un acteur dominant des fusions en 2009
Avec les opérations géantes des derniers jours, le secteur compte à l’heure actuelle pour la moitié des transactions du début d’année
Publié le
Olivier Decarre
La pharmacie, thème de l’année dans les fusions-acquisitions (F&A) ? En décembre, une étude du BCG montrait que 34% des groupes du secteur envisageaient de grandes acquisitions (plus de 10% de leurs ventes) en 2009. Les chiffres de janvier le confirment déjà, notamment grâce à l’offre de Pfizer sur Wyeth (68 milliards de dollars). Selon Dealogic, 58 milliards d’euros d’opérations ont déjà été annoncées dans le secteur, soit 37,5% du total des F&A dans le monde, contre une moyenne de 4,2% sur les dix ans précédents (voir graphique). Et encore ces statistiques n’intègrent-elles pas l’offensive hostile de Roche sur Genentech (le modèle de Dealogic retient la date de la toute première déclaration d’intention, soit en 2008). En considérant que l’opération aura lieu en 2009, le compteur monte déjà à 90 milliards d’euros, c’est-à-dire la moitié du marché des F&A, alors que les volumes annuels n’ont pas dépassé les 100 milliards depuis 2001.
Certes, une telle proportion sera impossible à maintenir. Mais il paraît déjà acquis que les volumes des années passées seront allègrement dépassés dans le secteur. Plusieurs facteurs laissent en effet penser que la pharmacie sera dominante au sein des grandes opérations transformantes attendues par le marché: le secteur est moins affecté que d’autres par la crise, plusieurs de ses sociétés sont riches en liquidités, nombre d’entre elles ont besoin de trouver des relais en vue de l’expiration de leurs brevets. Parmi les noms de cibles qui circulent, Crucell (qui a de quoi intéresser Sanofi-Aventis et Novartis) est actuellement le plus en vue. Les experts évoquent aussi AstraZeneca.
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