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La performance sociale devient un outil de la performance de l’entreprise
La performance sociale devient un outil de la performance de l’entreprise
Aujourd’hui, lors des Assises de la Performance Sociale, de grands groupes dévoileront pistes de réflexion et propositions concrètes
Publié le
Bruno de Roulhac
La performance sociale devient un outil de la performance de l’entreprise - Photo : ChF
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A l’occasion des Assises de la Performance Sociale qui se tiennent aujourd’hui à Paris, GDF Suez, General Electric, Orange, L’Oréal, Renault, Société Générale et Suez Environnement, réunis depuis 2010 au sein du «Mouvement pour un nouveau pacte social fondé sur la confiance et la performance», dévoileront leurs ambitions.
«La performance sociale n’est pas un gadget, elle fait partie de la performance de l’entreprise, explique Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez Environnement. Elle nécessite d’être performant dans chaque pays où le groupe est présent, tout en tenant compte des spécificités locales, et de s’assurer que l’entreprise est bien en ligne avec les évolutions de son pays».
Parmi ses objectifs chiffrés, Suez Environnement veut atteindre un taux de 30% de femmes managers en 2016 dans l’ensemble du groupe, soit un gain de 7 points en huit ans. «Ces différents indicateurs sociaux ou sociétaux comptent pour 20% dans les objectifs des managers», ajoute le patron de Suez Environnement.
Autre axe de performance sociale, la mobilité interne. «Sur 3.300 mouvements l’an dernier, 2.000 ont concerné des non-cadres, un chiffre en très forte progression», se félicite Jean-Louis Chaussade. Dans le cadre de ses travaux, le Mouvement s’est fixé quatre pistes de réflexion. Premièrement, définir une vision de la performance sociale articulée avec le projet d’entreprise. Ainsi, chez Orange, l’indicateur de qualité sociale a un impact sur la rémunération variable de 1.200 cadres dirigeants.
Deuxièmement, formaliser le lien entre reporting social et projet d’entreprise, étape vers le pilotage intégré des performances économique, financière et sociale.
Troisièmement, matérialiser l’apport des ressources humaines de l’entreprise à sa performance opérationnelle. A la Société Générale, on favorise un dialogue social continu via la mise en place de structures allégées.
Quatrièmement, associer les salariés, et surtout le management, dans une dynamique de performance sociale. Ce qui passe notamment par l’intégration de la performance sociale dans les objectifs et les critères de rémunération.
Plus largement, «les Assises nous permettent de découvrir de nouvelles idées et de présenter les secteurs où nous sommes pionniers, notamment sur le handicap à la Lyonnaise des Eaux, ou en matière de réinsertion sociale chez Sita», conclut Jean-Louis Chaussade.
En dépit d’une prime boursière de 39 %, le groupe néerlandais refuse l’offre de rachat de 73 euros par action proposée par ses rivaux. Il privilégie son projet de fusion avec le fabricant américain de revêtements Axalta.
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