La marque Louis Vuitton remet LVMH sur le chemin d’une forte croissance
Le secteur du luxe se porte bien. Le leader du secteur, le français LVMH a ainsi affiché une croissance insolente de son chiffre d’affaires de près de 24% au troisième trimestre 2010 à 5,11 milliards d’euros, un chiffre très supérieur aux prévisions des analystes interrogés par Reuters de 4,87 milliards d’euros. La croissance a bénéficié de l’impact positif des devises à hauteur de 10 points, avec une hausse du dollar de 11% et du yen de 21% sur la période. Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes ont augmenté de 19% à 14,2 milliards d’euros, dont une croissance organique de 14%.
Se félicitant de «l’excellente performance réalisée depuis le début de l’année», le groupe de luxe avait souffert de la crise en 2009 avec un recul de ses ventes de 3% au troisième trimestre, avant de rebondir de 16% au premier semestre 2010, dont 14% de croissance organique. Aurel BGC explique cette bonne performance par le fait que «la société est parvenue à augmenter à la fois ses volumes et ses prix».
Toutes les marques ont contribué à cette bonne performance au troisième trimestre. Les ventes de vins et spiritueux ont grimpé de 17%, et celles de la mode maroquinerie de 14%, tirées par une progression «à deux chiffres» de Louis Vuitton, qui représente près de 60% du résultat opérationnel du groupe. Les ventes de parfums et les cosmétiques ont progressé de 10% et de 14% pour la distribution sélective, alors que les montres et la joaillerie, qui avaient particulièrement souffert de la crise, ont connu un rebond significatif de 22%.
La société ne donne pas de perspectives chiffrées pour le quatrième trimestre, mais Oddo estime qu'«en retenant une croissance de 15% au quatrième trimestre, notre estimation de résultat opérationnel courant (ROC) annuel serait revue en hausse de 4%», alors que CM-CIC anticipe une hausse du résultat net de 35% à 2,38 milliards d’euros. Au-delà de 2010, Oddo estime que «le consensus reste très conservateur pour 2011 avec une hausse attendue de 12% du ROC contre 18% pour Oddo».
Si Aurel BGC souligne que «le seul doute concerne la capacité de Louis Vuitton à maintenir une croissance soutenue de ses ventes dans la durée», il demeure cependant à l’achat sur la valeur indiquant que «malgré la hausse du titre de 41% depuis le début de l’année, la décote de 6% par rapport à la moyenne du secteur n’est pas justifiée».
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