La liquidité de Rexel devrait s’améliorer avec un flottant de plus de 50%
Ray Investment poursuit son désengagement du distributeur de matériel électrique. La holding créée pour le rachat de Rexel en 2005, et composée actuellement d’Eurazeo, Clayton Dubilier & Rice, Bank of America Merrill Lynch et la Caisse des dépôts et de placement du Québec, vient de placer 40 millions de titres, soit 14,7% du capital de Rexel sur le marché.
Ce placement accéléré auprès d’investisseurs institutionnels mené par Deutsche Bank et UBS s’est réalisé pour 640 millions d’euros, soit 16 euros par titre. Un prix légèrement inférieur au niveau d’introduction en Bourse de Rexel début avril 2007 à 16,50 euros. L’action a clôturé hier à 16,40 euros (-0,18%), mais avait rebondi mardi de plus de 6% après l’annonce du relèvement de 15% du dividende.
En raison de la forte demande, certains actionnaires de Ray Investment ont accepté d’offrir plus de titres, l’enveloppe initiale étant limitée à 35 millions de titres. Post-opération la holding de contrôle sera détenue par Clayton Dubilier & Rice (35,6%) et la Caisse des dépôts et de placement du Québec (11%), qui se sont légèrement relués, et par Eurazeo (29,4%) et Bank of America Merrill Lynch (24,1%) qui ont accepté d’être un peu dilués.
Gâce à cette cession, le flottant de Rexel dépassera les 50% - autour de 54% – contre 39% auparavant, tandis que la participation de Ray Investment tombera à 43,3%, et la détention d’Eurazeo passera de 17,9% à 12,7%.
Début mars 2012, Ray Investment avait déjà placé 30 millions d’actions, soit 11,2% du capital, au prix de 15,75 euros, dans le bas de la fourchette indicatrice. En près d’un an, le prix de cession unitaire n’a progressé que de 2%....De fait si l’action Rexel a bondi de 66% sur les trois dernières années, elle n’a progressé que de 1,5% sur les douze derniers mois. A ce rythme de cession, une autre opération pourrait être attendue début 2014.
En attendant, Ray Investment entend rester un actionnaire actif et a confirmé sa confiance à Rudy Provoost, le président du directoire de Rexel. En 2013, «le titre devrait bénéficier de son exposition nord-américaine (34% du chiffre d’affaires) et d’un possible relèvement d’objectif au fil de l’exercice notamment au niveau de la marge (stable à 5,7%) et free cash flow (supérieur à 600 millions d’euros)», note Natixis, rappelant que le titre se traite avec une décote de 15% par rapport au secteur.
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