La gouvernance des entreprises cotées s’est nettement améliorée en deux ans
Publié conjointement par l’Afep et le Medef, le deuxième rapport annuel sur l’application du code de gouvernement d’entreprise dans 103 sociétés du SBF 120 (dont 35 appartiennent au CAC 40) fait état d’une «amélioration continue et importante» concernant le respect des recommandations émises et la qualité de l’information des rapports annuels en 2009.
«96% des sociétés du SBF 120 publient les résultats au cas par cas de l’indépendance de chacun de leurs administrateurs», note le rapport, alors qu’elles étaient seulement 27% à le faire en 2007 et 84% en 2008. Cependant, au sein du CAC 40, deux sociétés contrôlées ne respectaient pas encore l’an dernier la proportion minimum d’un tiers qui doit être réservée aux administrateurs indépendants. Au sein du comité des comptes, 80% des entreprises du CAC 40 et 69% de celles du SBF 120 respectent la part d’au moins deux tiers d’administrateurs indépendants, contre respectivement 77% et 63% en 2008.
Concernant la représentation de la présence des femmes dans les conseils d’administration ou de surveillance, la proportion est passée pour les entreprises du CAC 40 de 11,3% à 15,4% entre les assemblées tenues en 2009 et celles de 2010, ce qui constitue «un progrès réel», compte tenu du fait que cette recommandation n’a été publiée qu’en avril dernier. Cette hausse est moindre pour celles du SBF 120 (11,3% contre 9,1%), sachant que l’objectif est de parvenir à 20% dans un délai de 3 ans et à 40% au bout de 6 ans.
La part des sociétés du CAC 40 ayant publié leur notation financière dans leur document de référence a progressé de 6 points en un an à 89%, l’amélioration étant encore plus significative (+20 points à 77%) pour celles qui font état des changements intervenus au cours de l’exercice. Dans un autre domaine, «toutes les entreprises du CAC 40 et 97% du SBF 120 mentionnent la valorisation des options attribuées aux dirigeants mandataires sociaux lors de leur attribution», contre respectivement 72,5% et 54% en 2007.
Interrogés par Le Monde, Laurence Parisot et Maurice Lévy, respectivement à la tête du Medef et de l’Afep, réfutent l’idée d’une «liste noire» des entreprises encore récalcitrantes à appliquer ce code, lui préférant l’adoption d’une démarche pédagogique fondée sur le bon exemple.
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