La France pourrait envoyer 5% de sa consommation de gaz à l’Allemagne
Alors que les prix du gaz s’envolent, l’Allemagne se trouverait en difficulté si la Russie coupait ses livraisons cet hiver.
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Le prix du gaz a grimpé à 222 euros dans la matinée avant de refluer légèrement.
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La France serait en capacité d’envoyer au maximum l’équivalent de 5% de sa consommation de gaz en Allemagne en hiver si cette dernière connaissait une pénurie de gaz, a appris Reuters mercredi auprès du cabinet de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.
Les pays membres de l’Union européenne (UE), qui se sont donné mardi un objectif de baisse de la consommation de gaz, cherchent à mettre en place un dispositif de solidarité entre Etats membres pour assurer leur approvisionnement en gaz, dans l’hypothèse où la Russie interromprait complètement ses livraisons à destination de l’Europe.
Le gaz à plus de 200 euros
Les contrats à terme sur le gaz naturel européen (TTF 1 mois à Rotterdam) ont atteint 222 euros/MWh mercredi matin, avec les craintes liées à la réduction annoncée lundi des flux à 20% des capacités du gazoduc Nord Stream 1.
L’énergéticien italien Eni a par ailleurs expliqué dans la matinée recevoir environ 27 millions de mètres cubes (mmc) du fournisseur russe Gazprom, à comparer à 34-36 mmc ces derniers jours et 21 mmc pendant la maintenance de Nord Stream 1 début juillet.
Ces nouvelles ont semblé détendre les cours dans l’après-midi, jusqu’à 204 euros/MWh. Les acheteurs et les consommateurs craignent toutefois de les voir revenir prochainement vers le sommet historique de 335 euros/MWh, touché le 7 mars, juste après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Cette dégradation de la balance commerciale résulte de l’achat d’hydrocarbures à des prix plus élevés, qui n’est pas compensé par l’augmentation des exportations d’électricité ou de produits raffinés.
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