La France offre un terreau favorable aux fusions et acquisitions
La France serait un «marché très favorable» aux opérations de fusions-acquisitions. L’Hexagone échoue en effet de justesse au pied du podium, à la quatrième place parmi 175 pays scrutés par la Cass Business School (Londres) pour l’établissement de l’«indice de maturité» destiné à évaluer la capacité à «attirer et soutenir» les M&A.
Avec le soutien d’Ernst & Young, le centre de recherche dédié à ces transactions (Marc, Mergers and acquisitions research center) a évalué les «risques et opportunités» de chaque pays en la matière au travers de six types d’indicateurs, à savoir économiques (PIB et inflation notamment), financiers (comme l’accès aux financements), politiques, réglementaires, socioculturels (éducation entre autres) et technologiques (nombre de brevets par exemple).
A égalité avec le Japon et les Pays-Bas, la France tire sensiblement parti d’un «environnement innovant pour les affaires» et d’un «environnement socioculturel mature». Deux points forts atténués par un cadre réglementaire relativement défavorable en raison des lois européennes, «en particulier celles liées au marché du travail», qui «contraignent» les opérations selon les promoteurs de l’étude.
Les «bastions traditionnels» des M&A que sont le Royaume-Uni et les Etats-Unis font certes sans surprise la course en tête. L’indice met surtout en lumière le statut d’«eldorado» des M&A de l’Asie. La Corée du Sud, Singapour et Hong Kong affichent ainsi une réelle maturité. Le marché chinois des fusions-acquisitions de son côté «est loin d’exploiter encore tout son potentiel, et est en retard sur la croissance économique du pays», du fait surtout de faiblesses politiques et réglementaires. L’étude ne manque pas de souligner d’ailleurs que les Bric sont loin de constituer un ensemble homogène dans leurs profils d’attractivité pour les M&A.
Selon le directeur du Marc, Scott Moeller, il s’agit d’offrir aux observateurs «une base de travail concrète à d’éventuels projets de fusions-acquisitions». Le rapport a pour but de «dévoiler le potentiel intrinsèque que recèlent les marchés non traditionnels pour les entreprises qui se préoccupent de croissance externe». Mais seule l’actualisation annuelle du classement permettra de dégager des tendances riches d’enseignements.
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