RTE présente six scénarios de production possibles, allant de 100% renouvelables en 2050 à un développement ‘volontariste’ du nucléaire avec la construction de 14 EPR ainsi que des petits réacteurs. Même si la consommation totale d'énergie doit baisser, la France consommera plus d'électricité (+35%) qu’aujourd’hui, y compris dans le scénario le plus ‘sobre’.
«Atteindre la neutralité carbone est impossible sans un développement significatif des énergies renouvelables», souligne ce rapport. Si les coûts des renouvelables ont fortement baissé, le solaire ou l'éolien nécessitent néanmoins des investissements plus importants afin d’agrandir et de rendre plus flexible le système électrique, avec davantage de capacités de stockage et de centrales thermiques d’appoint à hydrogène ou biométhane.
Pertinence économique du nucléaire
C’est pourquoi du point de vue économique, «construire de nouveaux réacteurs nucléaires est pertinent», juge le rapport. L'écart en termes de coûts complets est chiffré à 10 milliards d’euros par an à l’horizon 2060 entre un scénario avec de nouveaux réacteurs (14 EPR) et un autre scénario sans nouvelles centrales nucléaires qui suppose le développement de grands parcs renouvelables.
Le solde commercial français dépend de quatre principaux secteurs industriels qui n’ont pas retrouvé le même niveau d’exportations qu’avant la pandémie de Covid, hormis le secteur du luxe.
Brut ou raffiné, le pétrole importé du Moyen-Orient s’est tari avec la guerre contre l’Iran, contraignant la France à en acheter davantage aux Etats-Unis et au Kazakhstan, mais aussi au Nigeria, à la Norvège ou à Israël.
Le fonds coté cible les fournisseurs stratégiques du Pentagone alors que Washington engage un plan de réarmement massif et de relocalisation industrielle inédit depuis 1945.
Pour l'eurodéputé et secrétaire général du Parti socialiste, « les gouvernements d'Emmanuel Macron auront été les champions du monde de la réunion de crise et les cancres de la planification »