La France bonne élève européenne en matière de délais de paiement
Malgré la crise, les entreprises françaises restent disciplinées. Selon le bilan trimestriel d’Altares, leurs retards de paiements continuent même à reculer. De 12,1 jours en moyenne au quatrième trimestre 2007, ils sont tombés à 11,8 jours fin 2008. L’étude y voit l’effet de la «préparation de la loi LME mise en place début 2009».
La performance est d’autant plus remarquable que la dérive est sensible à l’échelle du continent. Au quatrième trimestre 2008, les retards de paiement s’y sont accrus de 2,3 jours, à 14,9 jours. «Leur plus haut niveau depuis cinq ans», rappelle Altares. Ainsi, l’écart entre l’Europe et la France dépasse désormais les trois jours, alors que leurs scores étaient équivalents il y a trois ans (voir graphique).
Sous le poids de l’immobilier et des transports, le Royaume-Uni a vu ses retards de paiement passer de 14,2 à 17 jours. Quant à l’Italie, elle a franchi la barre des 20 jours (à 20,6 jours exactement) contre 13,3 jours un an plus tôt. Bâtiment et immobilier y sont notamment montrés du doigt avec des retards qui ont dérapé de 12 jours en un an (à 22,7 et 24 jours).
Même l’Allemagne qui est traditionnellement la référence en matière de paiement a vu sa situation se dégrader. Certes avec 10,7 jours de retard en moyenne, elle reste en tête. Il n’empêche que sur un an, les délais de règlement s’y sont allongés de 1,6 jour.
Finalement, aux côtés de la France, seul le Portugal est parvenu à réduire ses retards de paiement entre les quatrièmes trimestres 2007 et 2008. Mais, avec des retards supérieurs à 22 jours, le Portugal est encore loin d’égaler la performance des autres pays européens.
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