La foncière Silic va lever jusqu’à 200 millions d’euros à travers des Ornane
Spécialisée dans l’immobilier de bureaux en Ile-de-France, la société foncière Silic a lancé hier une émission d’Ornane (obligations à option de remboursement en numéraire et/ou en actions nouvelles et/ou existantes) à échéance au 1er janvier 2017. D’un montant initial de 175 millions d’euros, l’émission pourra être portée à un maximum d’environ 200 millions d’euros (+14,3% par rapport à la taille initiale), en cas de plein exercice de l’option de surallocation d’environ 25 millions d’euros accordée aux banques. BNP Paribas et Morgan Stanley sont chefs de file et teneurs de livre de l’opération, aidés par Crédit Agricole CIB et Lazard-Natixis en tant que co-chefs de file. L’assureur Groupama, principal actionnaire de la société, a placé un ordre sur 10% du montant de l’opération.
La valeur nominale des obligations émises est de 124,59 euros par titre, faisant apparaître une prime d’émission de 30% par rapport au cours de référence de l’action de Silic à Paris. Leur taux d’intérêt annuel sera de 2,5%, payable à terme échu le 1er janvier de chaque année et pour la première fois le 3 janvier 2011. Exceptionnellement, un premier coupon prorata temporis sera payé pour la période courant du 16 novembre au 31 décembre de cette année. Après visa de l’AMF, les obligations seront négociées sur le marché réglementé d’Euronext Paris à partir du 16 novembre, date prévue pour l’émission et le règlement-livraison des titres.
Ce placement privé réservé aux investisseurs institutionnels «a pour objet principal de diversifier les sources de financement de la Société et de bénéficier de l’environnement actuel pour en optimiser les conditions», précise l’entreprise. Il contribuera également «au financement de ses projets de développement futurs ou existants». L’endettement net de Silic s’élevait à 1,33 milliard d’euros à fin septembre, inchangé d’un trimestre sur l’autre. Le coût global de financement communiqué par Silic à la fin du premier semestre ressortait par ailleurs à 4,09%. A cette date, sa dette essentiellement bancaire était constituée aux deux tiers de lignes de crédit à moyen et long terme. Des emprunts amortissables sécurisés représentaient 23% du total, le solde étant composé de crédits baux et de découverts bancaires négociés.
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