La famille Hermès reprend les rênes du groupe et protège un peu plus le capital
Une nouvelle ère s’ouvre pour Hermès. A l’occasion de son assemblée générale hier, le sellier a passé le témoin à la jeune génération. D’une part, Axel Dumas sera nommé par Emile Hermès SARL – associé commandité d’Hermès International – en juin 2013, comme cogérant d’Hermès, aux côtés de Patrick Thomas, l’actuel gérant. Ce dernier, qui était le premier à exercer cette fonction sans être membre de la famile, n’a pas voulu préciser la date de son départ.
Agé de 42 ans, Axel Dumas, neveu de Jean-Louis Dumas, l’emblématique patron du groupe de luxe, et membre de la sixième génération de la famille fondatrice est depuis mai 2011 directeur général des opérations d’Hermès et siège depuis l’an dernier au comité exécutif. «Il y a plus de six ans que je travaille avec Axel, il a toutes les compétences pour assumer cette fonction, a commenté Patrick Thomas. Je suis heureux qu’un membre de la famille Hermès soit amené à me succéder». D’autre part, Henri-Louis Bauer remplace Bertrand Puech à la tête de la gérance d’Emile Hermès SARL. Agé de 46 ans, Henri-Louis Bauer dirige une maison de production audiovisuelle et est également membre de la sixième génération. Il se dit «déterminé à poursuivre avec passion le travail de [ses] prédécesseurs pour garantir la cohésion familiale».
Vaste programme! Depuis l’annonce en octobre 2010 de l’arrivée de LVMH au capital d’Hermès, la vieille maison du faubourg Saint-Honoré a été particulièrement secouée. En décembre dernier, le groupe a pérennisé son indépendance en créant une holding familiale H51, regroupant 50,2% du capital. H51 détient en plus un droit prioritaire d’acquisition sur 12,7% du capital supplémentaire auprès des membres du groupe familial. Un verrou face à LVMH, qui détient 22,3% du capital d’Hermès et 16% des droits de vote, selon la dernière déclaration de décembre 2011.
Pour démasquer l’arrivée de nouveaux gêneurs, Hermès s’est doté hier d’une nouvelle mesure. La quinzième résolution, adoptée à 96,86%, impose désormais à tout actionnaire franchissant seul ou de concert 0,5% du capital ou des droits de vote, de demander l’inscription de tous ses titres au nominatif dans un délai de cinq jours, y compris ceux détenus auparavant.
En outre, la dixième résolution, adoptée à 97,02%, permet à Hermès de racheter ses propres titres jusqu’à 400 euros par action, contre 250 euros auparavant! Depuis la mi-avril, le titre évolue au-dessus de ce seuil, empêchant le groupe de poursuivre ses rachats d’actions…
Plus d'articles du même thème
-
La Fed maintient ses taux inchangés mais affiche sa détermination face à l'inflation
La Réserve fédérale américaine a maintenu son principal taux directeur dans une fourchette comprise entre 3,5% et 3,75%. Elle a relevé mercredi ses prévisions d'inflation et a affiché sa détermination à restaurer la stabilité des prix tout en se montrant divisée sur l'opportunité d'une hausse des taux d'intérêt dans les prochains mois. -
France Assureurs est favorable à un marché unique de l’épargne en Europe, pas un produit unique
Face à la fragmentation des marchés européens, la présidente de France Assureurs défend un marché unique accessible à tous plutôt qu’un produit unifié imposé. -
Clearlake lève 14,8 milliards de dollars pour sa stratégie de transformation portée par l'IA
Le gérant californien, dont plusieurs participations ont connu des difficultés financières, parvient à boucler l'une des plus importantes levées récentes dans le buyout, bien qu'en-deçà de ses objectifs initiaux.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
ContentieuxEurope-Chine : cette défiance qui monte
Les Vingt-Sept, Allemagne comprise, s’agacent des impressionnants déséquilibres commerciaux au profit de Pékin. Qui menace de prendre des mesures de rétorsion si l’Europe réagit -
BisbillesAu-delà du commerce, ces sujets qui fâchent dans les relations UE-Chine
Le soutien de Pékin à la Russie et le sort de Taïwan parasitent les débats économiques entre les deux blocs -
Rends l'argentPourquoi la caisse d'assurance-chômage sera déficitaire de 2,3 milliards d’euros en 2026
L’Unédic anticipe un déficit accru en 2026, miné par des destructions d’emplois et des prélèvements record de l’État