La dette financière de Faurecia a dérapé au second semestre de 2012
Invoquant un souci de «transparence» à l'égard du marché, Faurecia a publié hier, en avance sur le calendrier prévu, des résultats préliminaires pour l’année 2012. Une décision motivée par le dérapage de la dette financière nette par rapport au consensus et aux prévisions du groupe. Celle-ci a atteint 1,81 milliard d’euros au 3 décembre, contre 1,53 milliard d’euros au 30 juin.
Le groupe de Nanterre, détenu à 57% par PSA Peugeot Citroën explique cette évolution par «le ralentissement rapide de la production automobile en Europe au cours des deux derniers mois de l’année». Le recul s’est établi à 13% en novembre et à 18% en décembre, conduisant à «une augmentation des stocks (matières premières et autres approvisionnements) et à une baisse des cessions de créances clients (313 millions d’euros en décembre 2012 contre 462 millions un an plus tôt, ndlr)».
Les autres chiffres clés sont en revanche en ligne avec les objectifs. Le chiffre d’affaires annuel ressort à 17,36 milliards d’euros (+7,3%), avec des ventes de produits affichant une croissance similaire (à 13,3 milliards d’euros). Si ces ventes de produits affichent une baisse de 6,9% à données comparables en Europe, Faurecia indique avoir surperformé la croissance de la production automobile en Amérique du Nord (+19,2% à 3,6 milliards d’euros) et en Asie (+13,7% à 1,4 milliard d’euros).
Le résultat opérationnel s'établit à 514 millions d’euros, soit 3% des ventes totales. Au deuxième semestre, il a plongé de 32%, à 211 millions d’euros. Pour l’ensemble de l’exercice, le bénéfice net consolidé accuse une baisse de 62%, à 140 millions d’euros. Un chiffre en dessous du consensus Bloomberg (172 millions d’euros), affecté notamment par des charges de restructuration de 84 millions d’euros destinées à «adapter le dispositif industriel à la chute des niveaux de production en Europe».
En difficulté, l'équipementier devrait avoir supprimé 3.000 postes d’ici à la fin de l’année, soit 7,5% de ses effectifs. Sa maison mère PSA Peugeot Citroën, également dans la tourmente, verrait de son côté le gouvernement français soutenir un projet de rachat d’Opel, filiale européenne de General Motors, selon des sources proches du dossier citées par Reuters.
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