La dette d’EDF sera bientôt allégée du déficit des énergies renouvelables
EDF sera bientôt débarrassé du boulet du déficit de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), la taxe destinée à financer les charges de service public du groupe dont, surtout, le développement des énergies renouvelables. Le groupe et l’Etat ont trouvé un accord visant à combler ce déficit d’ici au 31 décembre 2018. Celui-ci est estimé à 4,3 milliards d’euros à fin 2012, auxquels s’ajoutent 0,6 milliard d’euros de coûts de portage. La créance sera soldée grâce à une augmentation du montant de la CSPE. Selon des estimations d’analystes, cela nécessiterait au moins trois hausses de 2 euros par MWh de la taxe, en plus de celle de 3 euros décidée début 2013.
Mais cet accord n’est qu’une première étape. A ce stade, le déficit de la CSPE est toujours considéré comme une dette par EDF, ce qui plombe un peu plus son endettement au moment où ses performances financières se détériorent. Selon les analystes de la Société Générale, la dette nette pourrait actuellement représenter environ 3 fois son Ebitda, assez nettement au-dessus du niveau cible de 2,5 fois. EDF et son premier actionnaire cherchent donc le moyen de retirer le montant du déficit de son endettement.
La direction d’EDF ne fait aucun commentaire sur le moyen qui sera employé. Mais selon des sources de marché contactées par L’Agefi, une titrisation paraît la voie la plus probable. Le groupe vendrait la créance à un syndicat d’investisseurs institutionnels. Ces derniers percevraient le coût du portage payé par l’Etat et EDF empocherait plus de 4 milliards d’euros de cash. Autre voie possible: le rachat de la créance par une structure publique qui se refinancerait ensuite sur le marché. Cette solution a été employée par l’Espagne avec la Fade pour régler le déficit du secteur électrique du pays.
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