La Compagnie des Alpes vise un retour sur capitaux employés de 6,5 à 7 % à moyen terme
Compagnie des Alpes (CDA) poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de recentrage en annonçant le projet de cession de sept petits parcs de loisirs. Ces sites, trois en Europe et quatre en France (Aquarium de Saint-Malo, Bagatelle, Aquarium du Val de Loire et Mini-Châteaux) ont généré 28 millions d’euros de chiffre d’affaires et 4,9 millions d’euros d’excédent brut opérationnel (EBO) lors de l’exercice 2009-2010, soit 4,8% des ventes totales du groupe et 2,9% de son EBO. Ces parcs en vente ont généré une marge d’EBO de seulement 17,5%, contre 19,1% pour le pôle loisirs et 28,1% pour l’ensemble du groupe. Les discussions de CDA avec le fonds américain HIG Capital France et Laurent Bruloy, ancien dirigeant de l’Aqualud du Touquet, devraient aboutir début 2011. Dans cette perspective, CDA a provisionné une perte de valeurs de 2,4 millions d’euros dans ses comptes à fin septembre. «Nous resterons quelques temps en minoritaire pour accompagner les repreneurs», précise Dominique Marcel, PDG de l’exploitant de stations de skis et de parcs de loisirs.
Après le refinancement de la dette bancaire (prêt à terme de 300 millions d’euros et crédit renouvelable de 250 millions de maturité 2015), l’augmentation de capital de 100 millions, et l’émission obligataire de 200 millions, «nous sommes prêts à saisir toutes les opportunités», a déclaré Dominique Marcel. En attendant, CDA promet d’annoncer très prochainement le lieu d’implantation de deux musées Grévin à l’international.
Dans le cadre de sa stratégie, CDA maintiendra des investissements élevés dans les parcs de loisirs autour de 16% du chiffre d’affaires de ce pôle, comme en 2010, malgré l’impact sur la génération de cash flow libre. Et si le retour sur capitaux engagés a reculé de 60 points de base l’an dernier à 5,1% en raison de la baisse de l’activité, «nous avons la volonté d’atteindre 6,5 à 7% à moyen terme», confie Franck Silvent, directeur financier de CDA.
En revanche, comme à son habitude, CDA se refuse à toute guidance sur la rentabilité du groupe. Sur l’exercice clos fin septembre, elle a enregistré une baisse de 1,6 point de sa marge opérationnelle à 12,8%, pour un résultat net de 42 millions d’euros (+4,7% et -2,1% en comparable). Le groupe maintient son dividende à 1 euro, soit un taux de distribution de 57,5% et un rendement de 4,8%, et se fixe pour objectif de conserver un rendement de l’ordre de 5%.
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