La cession du réseau de transport de gaz de Total entre dans sa phase active
Total publie ce matin ses résultats pour le troisième trimestre. Une partie des questions devrait tourner autour du programme de cessions d’actifs annoncé par la direction du groupe pétrolier mi-septembre. Afin de financer son programme d’investissement dans l’exploration-production, la major a prévu de vendre pour 15 à 20 milliards de dollars d’actifs entre 2012 et 2014.
Transport et Infrastructures Gaz France (TIGF), la société qui exploite 14% du réseau français de gazoducs de grand transport et 22% des capacités de stockage de gaz du pays, devrait être l’une des premières cessions. Engagé à la sortie de l’été, le processus de vente est entré dans une phase plus active. Les candidats à la reprise doivent déposer leur lettre d’intention le 16 novembre. Plusieurs consortiums mêlant industriels et investisseurs financiers seront sur les rangs compte tenu de la taille de l’opération, estimée entre 2 et 2,5 milliards d’euros.
TIGF a réalisé 353 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011, dont 207 millions d’euros pour la seule activité de transport de gaz exercée sous le contrôle de la Commission de régulation de l’énergie. Sa base d’actifs régulés est estimée à un peu plus de 1,1 milliard d’euros pour 2013. Lors du rachat en 2011 de 25% du capital de GRTGaz, la filiale de GDF Suez, le consortium formé de CNP Assurances, de la Caisse des dépôts et de CDC Infrastructures avait payé le bloc environ 1,15 fois la base d’actifs régulés.
Ce qui porterait à près de 1,3 milliard d’euros la valeur de la seule activité de transport de gaz de TIGF. En ajoutant l’activité de stockage, la valeur d’entreprise de l’ensemble dépasserait les 2 milliards d’euros, soit 10 fois l’excédent brut d’exploitation 2011 (224 millions d’euros), un multiple conforme à celui payé pour GRTGaz.
Conseillé par la Société Générale, l’espagnol Enagas a confirmé son intérêt pour TIGF hier, alors que le gouvernement français, qui suit attentivement un dossier sensible, pourrait pousser à une solution domestique. Le consortium constitué pour l’ouverture du capital de GRTgaz serait un repreneur tout trouvé mais la somme nécessaire pourrait se révéler trop lourde pour la CDC au regard de ses ressources actuelles.
Plus d'articles du même thème
-
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée. -
La Banque du Japon maintient son taux directeur avant une prochaine hausse
La banque centrale du Japon fait une pause dans sa politique de normalisation mais confirme son changement de cap avec un discours plus restrictif. Le retour de l'inflation à sa cible de 2% est à la fois une victoire et un risque auquel la banque reste très attentive.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Peut-on interdire la théorie du « grand remplacement » comme le réclame le maire de Trappes ?
Ali Rabeh a appelé vendredi à l’interdiction de la théorie raciste du « grand remplacement », qui aurait « armé » le tireur de l’attentat des Yvelines. Le constitutionnaliste Benjamin Morel s’inquiète d’une mesure « contre-productive » qui risquerait de contrevenir à la liberté d’expression. -
Mondes émergentsLe Brésil, notre partenaire stratégique
L’Europe dispose d’une opportunité qu’elle doit saisir. Les échanges entre l'Union et le Brésil ont atteint 100 milliards de dollars en 2025, presque à l'équilibre -
Tribune libreGrand âge contre jeunesse : le faux dilemme qui nous coûtera cher
Entre 2027 et 2032, la France comptera un million de personnes supplémentaires de plus de 75 ans ; plus de 800 000 Français entreront en Ehpad