La Caisse des dépôts ne prévoit pas de soutien immédiat à Orpea
Confronté à une dette colossale de 9,5 milliards d’euros ainsi qu’au besoin de trouver de l’argent frais d’ici à la fin du premier trimestre 2023, l’exploitant de maisons de retraite Orpea aurait sondé «très discrètement» des institutionnels français, dont la Caisse des dépôts, pour venir à son aide, a rapporté Challenges jeudi peu avant la clôture des marchés actions.
Une prise de participation au capital d’Orpea «n’est pas à l’ordre du jour», a réagi la Caisse des dépôts auprès de l’agence Agefi-Dow Jones.
«La cellule de crise de Bercy, le Comité interministériel de restructuration industrielle, n’est pour l’instant pas officiellement impliquée», a par ailleurs précisé l’hebdomadaire.
Challenges a également rapporté que la banque conseil d’Orpea, Rothschild & Co, explorerait des solutions du côté de hedge funds en leur proposant de convertir de la dette obligataire en capital.
Contactée par l’Agefi-Dow Jones, une porte-parole d’Orpea n’a pas souhaité commenter ces informations.
+50% en quelques jours
Suite à la tendance baissière de ses performances financières au premier semestre, un mouvement qui pourrait être amplifié sur la seconde partie de l’année, Orpea avait prévenu en septembre que la situation pourrait nécessiter que le groupe «se rapproche des créanciers concernés pour renégocier les covenants financiers impactés».
«Une telle démarche ne serait entreprise qu’en cas de risque avéré d’un non respect de ratio, et ce en vue de préserver la structure financière du groupe», avait ajouté Orpea.
Vers 16h20, l’action Orpea progresse de 1%, à 15,15 euros. Elle s’est envolée de 50% sans raison apparente entre le 12 et le 20 octobre dernier. Depuis le début de l’année, le titre accuse toujours une chute de plus de 80% dans le sillage de la publication du livre-enquête «Les Fossoyeurs» mettant en cause les pratiques d’Orpea dans la gestion de ses établissements.
Plus d'articles du même thème
-
La facturation électronique entame son compte à rebours décisif
Seules 2 millions d’entreprises, assujetties ou non à la TVA, disposent déjà d’une plateforme agréée de réception de factures contre plus de 10 millions concernées à terme. Avant le couperet du 1er septembre, le temps presse, même si Bercy promet de la mansuétude dans l'appréciation des efforts des entreprises qui rateraient ce premier rendez-vous. -
Thyssenkrupp retrouve des niveaux boursiers inédits de huit ans
Porté par des ventes meilleures que prévu, l’aciériste profite surtout d'un accord imminent avec Bruxelles pour garantir une aide à son site sidérurgique vert de 3 milliards d'euros. -
Allfunds, Schroders et Russell Investments, la vie après le rachat
Le secteur de la gestion d’actifs a été marqué par trois acquisitions majeures depuis le début 2026. Allfunds, Schroders et Russell Investments vont chacun prendre une nouvelle direction après leur adossement.
ETF à la Une
VanEck s’apprête à lancer un ETF Ucits axé sur l’agroalimentaire
Contenu de nos partenaires
-
EngrenageAu Yémen, la dangereuse escalade qui menace le détroit de Bab el-Mandeb
Le conflit entre Houthis et forces gouvernementales yéménites s'est réveillé, faisant peser le risque de nouvelles attaques contre les navires empruntant le passage stratégique -
Croyants ou pas, Washington veut des alliés qui défendent le christianisme en Europe
L'administration Trump estime que l'Europe a tourné le dos à l'héritage occidental chrétien. Elle aimerait la ramener sur la bonne voie -
Ainsi soient-ilsAttal, Philippe, Retailleau... et Dieu
Pour la première fois sous la Ve République, la droite et le centre pourraient être représentés à la présidentielle par un non-croyant. Si Bruno Retailleau est un catholique fervent, Edouard Philippe et Gabriel Attal entretiennent une relation distante avec la religion