La biotech italienne MolMed se convertit aux augmentations de capital fractionnées

La société va pouvoir créer jusqu'à 19,9% d’actions nouvelles d’ici au 31 juillet 2016. Ce mécanisme de financement retrouve des marques d’intérêt
Olivier Pinaud

A l’instar de nombreuses sociétés de biotechnologie françaises, dont encore très récemment AB Science, MolMed va financer son activité via une ligne optionnelle de financement en fonds propres (equity line). La plus importante biotech cotée à la Bourse de Milan a signé un accord avec la Société Générale qui lui permettra d’ici au 31 juillet 2016 d’émettre en plusieurs fois jusqu’à 46 millions d’actions nouvelles, soit 19,9% de son capital actuel, quasiment le double de ce qui est habituellement autorisé pour ce type d’opérations dilutives car sans droits préférentiels de souscription. Les actions nouvelles seront émises avec une décote de 5%. MolMed capitalise un peu plus de 120 millions d’euros.

La société s’est toutefois engagée à ne pas émettre plus de 10% sur une période de 12 mois, ce qui lui a permis d’obtenir l’aval de la Consob, l’autorité des marchés italiens. Ce mécanisme lui permet également d’être dispensée d’une publication de prospectus. L’opération doit encore être soumise au vote des actionnaires de MolMed lors d’une assemblée générale extraordinaire convoquée le 8 septembre prochain. Fininvest, la société d’investissement de la famille Berlusconi, est le premier actionnaire de la société avec 24,9% de son capital.

La remontée des marchés actions ces douze derniers mois a relancé l’intérêt de ce type de financement en capital. Il n’avait plus été utilisé en Italie depuis 2008. Le groupe d’énergies renouvelables Solaria avait de son côté rouvert le marché espagnol en mai dernier. «En plus de l’Italie et de l’Espagne, nous rencontrons des marques d’intérêt en Belgique, au Luxembourg ou en Allemagne. La condition essentielle est que le code de commerce local autorise facilement les augmentations de capital sans droit préférentiel de souscription», explique Frédéric Sutterlin, directeur au sein de l’activité opérations stratégiques sur actions de la Société Générale.

Dans le cas de MolMed, la Société Générale sera rémunérée via une commission dont le taux variera de 1% à 3% du montant de la tranche émise, en fonction de la taille du tirage.

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