Kraft Foods se met au régime en vue de sa scission prochaine
Pour mieux préparer sa scission en deux entités prévue avant la fin de cette année, Kraft Foods va perdre du poids. Le géant américain de l’alimentation compte supprimer 1.600 postes aux Etats-Unis et au Canada au cours des douze prochains mois. 40% de ces suppressions proviendront d’un réalignement des fonctions commerciales et 20% toucheront des postes actuellement vacants qui ne seront pas pourvus. Ces 1.600 postes représentent environ 1,26% des effectifs globaux de la société. Aucune suppression de poste n’affectera les capacités de production.
«Quand nous avons annoncé notre décision en août de créer deux sociétés de classe mondiale, nous avions dit que chacune serait plus dégraissée et plus concurrentielle», a expliqué Irene Rosenfeld, le PDG de Kraft Foods. Par ailleurs, le groupe entend consolider ses centres de gestion, qui passeront de quatre à deux, et simplifier l’organisation opérationnelle et corporate. Cette réorganisation débouchera sur la création de deux pôles distincts : un poids lourd regroupant les snacks (Oreo, Lu, Cadbury) pesant 32 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel et un autre, plus diversifié, regroupant l'épicerie (Philadelphia, Capri Sun, Maxwell House) et générant des ventes annuelles de 16 milliards de dollars.
L’un des objectifs de la scission consiste à donner à chacune de ces activités le moyen de cultiver leurs spécificités. Le pôle snacks mettra ainsi en place un modèle de distribution directe en magasin, tandis que la division épicerie s’appuiera sur l’expertise de deux prestataires (Acosta Sales & Marketing et Crossmark). En attendant la publication des résultats annuels le 21 février, Kraft a indiqué s’attendre à enregistrer un bénéfice par action d’au moins 2,28 dollars en 2011, soit un cent de plus que la prévision donnée précédemment au marché. Le chiffre d’affaires net devrait avoir dans le même temps grimpé de 10% (+6,5% en organique) grâce à une croissance à deux chiffres sur les marchés émergents et à une résistance de l’activité en Amérique du nord et en Europe. L’action Kraft Foods a clôturé hier en hausse de 0,93% à 38,12 dollars après avoir touché en séance son plus haut niveau depuis début 2003.
Plus d'articles du même thème
-
La Bourse sanctionne le gouffre financier de l'IA
Les déceptions du troisième trimestre parmi les hyperscalers et l’avertissement d’Intel ont ponctué un nouveau mois difficile pour le secteur tech. Une rotation est à l’œuvre tandis que les investisseurs cherchent refuge auprès des emprunts d’Etat. -
Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
Le S&P 500 pourrait encore gagner 9% sur un an, comme la Bourse japonaise et l’indice paneuropéen. En revanche, le CAC 40, seul de ces indices en recul depuis le début de l’année, ne dispose que d’un potentiel de 6%. -
Les panels parient sur au moins deux hausses des taux Fed
Les panélistes interrogés par L’Agefi n’ont pas modifié leurs attentes de taux pour les quatre grandes géographies par rapport à fin septembre. Ils renforcent légèrement le dollar.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Winter is comingCroissance, dette : la France perd pied
« La France est à l'arrêt », constate le ministre des Finances, Roland Lescure. Les marges de manœuvre se réduisent : il faut contenir le déficit public alors que l'activité cale et les taux s'envolent -
EditoCrise énergétique et Budget : la France à l’heure d’hiver
Après les carburants, le gaz. Une autre crise énergétique est partie pour prendre de l’ampleur. Et démontre la nécessité d’affronter la réalité budgétaire d’un pays aux abois -
Derrière les effusions, ce que contient l’accord UE-Canada (et ce qu’il ne contient pas)
Les dirigeants canadiens et européens ont dévoilé vendredi l’ébauche de leur « alliance pour le futur » à l’issue d’un sommet de deux jours à Montréal. Il reste cependant de nombreux points à négocier et de potentiels litiges à lever au cours des prochains mois