Kering entrevoit un rebond en 2026 après une chute de ses résultats l’an dernier
Le groupe de luxe Kering a publié mardi des résultats en forte baisse au titre de l’année écoulée mais veut renouer avec la croissance en 2026, grâce notamment au renouvellement de sa marque phare Gucci. A l’ouverture du marché, le titre s’adjugeait plus de 8%.
Pour l’ensemble de l’exercice 2025, le bénéfice net du groupe s’est établi à 72 millions d’euros, contre 1,13 milliard d’euros l’année précédente. Le résultat opérationnel courant (ROC) s’est contracté de 33%, à 1,63 milliard d’euros. Ces résultats ont été pénalisés par des charges de restructuration, des ventes en berne, notamment en Chine, et des effets de change négatifs liés à la baisse du dollar face à l’euro.
Les résultats ont par ailleurs été retraités de la cession de Kering Beauté, la division de cosmétiques et parfums qui a été cédée à L’Oréal en fin d’année. Ces activités avaient généré un résultat opérationnel courant de 114 millions d’euros en 2024. Hors éléments non courants, le bénéfice net des activités poursuivies est ressorti à 532 millions d’euros l’an dernier, a précisé Kering.
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Gucci convalescent
Le chiffre d’affaires du groupe à la tête de Gucci, Yves Saint Laurent ou encore Bottega Veneta s’est inscrit à 14,68 milliards d’euros en 2025, en baisse de 10% à taux de change et périmètre constants.
Au quatrième trimestre, la baisse du chiffre d’affaires s’est toutefois atténuée à -3% par rapport à la même période de l’exercice précédent, en données comparables. La performance a une nouvelle fois été pénalisée par Gucci, dont les ventes ont reculé de 10% en données comparables. La directrice financière de Kering, Armelle Poulou, a toutefois souligné lors d’une conférence téléphonique le succès des nouveaux produits de la marque, notamment les sacs à main qui ont réalisé une performance positive sur le trimestre. «Le lancement de la collection La Famiglia, présentée en septembre 2025 et déployée progressivement en boutique depuis début janvier, ainsi que l’introduction de nouveautés, ont contribué à raviver l’intérêt pour la Maison», a ajouté Kering.
«La performance du groupe en 2025 ne reflète pas son véritable potentiel», a commenté Luca de Meo, le directeur général de Kering, cité dans un communiqué. «Kering aborde 2026 avec un objectif clair: renouer avec la croissance et améliorer ses marges, dès cette année», a ajouté le groupe dans ce communiqué.
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Vers un dividende exceptionnel
Arrivé à la tête de Kering en septembre dernier, Luca de Meo s’est concentré dans un premier temps sur l’allègement du bilan du groupe et sur l’adaptation de son réseau de magasins à un marché moins dynamique que prévu.
Il présentera le 16 avril prochain un plan stratégique qui guidera une «nouvelle phase de transformation» et doit permettre au groupe de rattraper son retard sur certains de ses concurrents dans un contexte redevenu un peu plus porteur pour les achats de luxe.
Kering proposera le versement d’un dividende ordinaire de 3 euros par action au titre de l’exercice écoulé, ainsi qu’un dividende exceptionnel de 1 euro par action lié à la cession de Kering Beauté à L’Oréal. Ce dividende exceptionnel sera versé une fois l’opération clôturée, et pas avant le 4 juin 2026, sous réserve de l’approbation des actionnaires lors de l’assemblée générale, a précisé le groupe.
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