Jean-Dominique Senard va prendre les rênes d’un groupe Michelin en confiance
L’heure est venue pour Michel Rollier de «passer le relais». C’est ce qu’a indiqué vendredi le président de Michelin, en parallèle à la publication des résultats 2011. Une annonce attendue, au bénéfice de son successeur désigné Jean-Dominique Senard, déjà porté par l’assemblée générale des actionnaires de mai 2011 au poste d’associé commandité gérant. Le passage de témoin devra être approuvé par l’assemblée du 11 mai prochain.
Michel Rollier a estimé transmettre un groupe qui «se porte bien» et « en ordre de marche pour relever les nombreux défis qui ne manqueront pas» de se dresser sur sa route. Le groupe est parvenu l’an passé à augmenter ses tarifs dans un contexte de «fort renchérissement» des matières premières. L’impact de ce dernier devrait toutefois fondre en 2012 à 350 millions d’euros contre 1,75 milliard en 2011.
Le groupe clermontois compte sur sa «présence mondiale équilibrée» pour faire face à un marché stable en 2012. Compte tenu de cet environnement «toujours favorable» sur les marchés émergents et «moins porteur» en Europe, le groupe vise une stabilité de ses propres volumes cette année, après une hausse de 6,7% en 2011, avant de retrouver en 2013, selon Jean-Dominique Senard, un rythme de croissance «habituel» voisin de 4,5%. 2012 verra d’ailleurs le démarrage de nouvelles usines en Chine et au Brésil.
CM-CIC vise une hausse de 2% du chiffre d’affaires en 2012. Cet indicateur a progressé de 15,8% en 2011, pour une marge opérationnelle courante en recul de 0,1 point à 9,4% et un résultat net en hausse de 39,4%. Cette année Jean-Dominique Senard tient particulièrement au redressement de la rentabilité de l’activité poids lourds, dont la marge opérationnelle courante a cédé l’an passé 0,9 point à 3,5%.
Mais alors que Michelin a annoncé la mise en œuvre d’un nouveau «programme de compétitivité» d’un milliard d’euros sur 5 ans, dont 500 à 600 millions portent sur les coûts de fabrication et de transport, le programme d’investissements poursuit son renforcement, à 1,9 milliard attendu en 2012 contre 1,7 milliard. Des éléments propices selon Michelin au relèvement des objectifs à horizon 2015. Le résultat opérationnel courant est attendu à 2,5 milliards d’euros contre plus de 2 milliards visés précédemment, et la croissance de l’activité pourrait être au moins égale à la précédente estimation de 25%.
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