Ipsos dépensera plus de 700 millions d’euros pour doper sa croissance

Le sondeur vise 3 milliards d’euros de ventes en 2025. Il compte lever 600 millions d’euros de dette.
Johann Corric
Le siège d'Ipsos. Photo: Raphael DEMARET/REA
L’action Ipsos progresse de 8% depuis le début de l’année.  - 

La tech et les US. A l’occasion d’une journée investisseurs organisée le 14 juin, le spécialiste des études et sondages a dévoilé ses ambitions à moyen terme. Le nouveau directeur général, Ben Page, compte notamment accélérer aux Etats-Unis où le groupe n’enregistre «que» 29% de ses revenus alors que le pays pèse 53% du marché mondial. Il souhaite également renforcer la présence d’Ipsos auprès des géants de la technologie américains mais aussi chinois.

Le dirigeant veut porter le poids des «nouveaux services» à 30% des ventes de l’entreprise en 2025 contre 20% en 2021 et 9% en 2015. L’accent sera en particulier mis sur l’analyse de toujours plus de données, obtenues de diverses sources et en temps réel ainsi que sur le développement de prestations de conseils aux clients.

Au global, Ipsos anticipe une croissance organique comprise entre 5% et 7% par an sur la période 2023-2025 et des revenus de 3 milliards d’euros d’ici à 2025, en intégrant les acquisitions. La marge opérationnelle devrait dépasser 13% en «fin de période», soit 2025, et devrait être supérieure à 15% à «long terme».

Pour atteindre ces objectifs, le groupe peut s’appuyer sur un bilan solide avec un taux d’endettement sur fonds propres à fin mars inférieur à 5%. Ipsos prévoit ainsi de consacrer 500 à 700 millions d’euros en quatre ans à des acquisitions ciblées dans l’analyse de données, le conseil et afin de renforcer ses parts de marché. De l’ordre de 50 millions d’euros par an (200 millions en tout) seront consacrés à des investissements pour dynamiser la croissance interne. Sur la période, le groupe compte également rendre 300 millions d’euros à ses actionnaires via des dividendes en distribuant 25% à 30% de son profit net ajusté et procéder au rachat de 300 millions d’euros d’actions. Dans ce cadre, Ipsos pourra, outre un plan récurrent de rachats de titres visant à compenser la dilution due aux distributions d’actions à ses salariés, racheter jusqu’à 2% de son capital chaque année.

Ce plan stratégique à plus de 1,3 milliard d’euros sera financé par la génération de trésorerie libre du groupe, attendue à 900 millions d’euros en quatre ans, et via une émission de dette de 600 millions d’euros, a indiqué Laurence Stoclet. La directrice générale déléguée du groupe vient par ailleurs de transmettre les rênes de la direction financière à Dan Levy qui a rejoint Ipsos le 10 juin après 12 ans à la Société Générale.

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