Ipsen doit suspendre les essais d’un de ses produits phares
Coup dur pour Ipsen. Son partenaire américain Inspiration vient de suspendre les essais cliniques de phase III de l’IB1001 pour le traitement et la prévention de l’hémophilie B, l’un des produits les plus prometteurs du laboratoire français. Le marché a immédiatement sanctionné cette annonce par une chute du titre de 11,37% à 17,70 euros. Depuis le début de l’année, l’action perd près de 27%, alors que le CAC Mid 100 prend plus de 7%.
Les autorités américaines (FDA) ont demandé cette suspension, alors que certains patients ont développé une réponse positive au test d’anticorps à la protéine CHO (ovaire de hamster chinois). «Bien que cette découverte pose un problème de tolérance potentiel, aucun élément ne semble indiquer de changement du profil bénéfice/risque actuel de l’IB 1001», souligne Ipsen. Inspiration devrait expliquer en fin d’année les raisons de ce taux élevé d’anticorps.
Alors qu’Aurel BGC anticipait une commercialisation au premier semestre 2013 en Europe et au second semestre 2013 aux Etats-Unis, le produit sera approuvé au mieux avec six mois de retard, au pire il sera abandonné, estiment Aurel BGC et Natixis. «Un abandon provoquerait une nouvelle provision pour dépréciation de la valeur d’Inspiration et remettrait en cause l’avenir d’Inspiration», prévient Natixis.
«Le marché potentiel de ce produit est estimé à environ 1 milliard de dollars, note Gilbert Dupont. Sachant qu’il existe déjà un produit similaire sur le marché depuis 15 ans, nous avions considéré que le groupe pourrait être en mesure de capter au moins 20% de ce marché avec un positionnement prix plus attractif, les coûts de production devant être beaucoup plus faibles que ceux de son concurrent». Natixis évalue le chiffre d’affaires potentiel d’IB1001 à 110 millions d’euros et Aurel BGC à 100 millions d’euros, soit moins de 2 euros par action. L’action a perdu hier 2,27 euros.
Les regards sont plus que jamais tournés vers l’OBI-1 pour le traitement de l’hémophilie A, l’autre candidat médicament le plus prometteur d’Ipsen. Aurel BGC en attend 200 millions d’euros au pic des ventes. Toutefois, le sentiment du marché est désormais négatif, d’autant que l’abandon du taspoglutide, dans le traitement du diabète, début 2011 reste encore présent dans les esprits.
Plus d'articles du même thème
-
La justice française rejette la restitution de retenues à la source sur dividendes pour des « pools » de fonds
La Cour d'appel administrative de Paris a récemment établi une distinction entre les dividendes de sociétés françaises versés aux compartiments d'une Sicav et ceux versés à des « pools » établis au sein d'un de ces compartiments. -
Trian et General Catalyst ont le feu vert pour racheter Janus Henderson
La société de gestion américaine Janus Henderson a indiqué, jeudi 18 juin, avoir obtenu les autorisations réglementaires et le consentement de ses clients pour son rachat par Trian Fund Management et General Catalyst. -
Brevan Howard va allouer de l’argent à des hedge funds long/short actions
Le hedge fund Brevan Howard se prépare à soutenir financièrement des hedge funds actions externes, a révélé Bloomberg. Une première pour la firme, qui a par le passé plutôt soutenu des hedge funds macro. Contactée par L’Agefi, la société de gestion alternative n’a pas commenté l’information.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
HorlogerieAbyssal
Quand l’esthétique organique des coraux de l’artiste Aude Franjou dialogue avec des montres, elle se mue en un écosystème singulier. -
A guichet fermé
Elles donnent l’heure, mais d’une façon totalement inédite. Les montres à guichet reviennent en force et séduisent autant les collectionneurs esthètes que les fans de belles mécaniques. -
PATRIMOINELa forêt, une autre façon d'investir
Une partie des forêts françaises est en mauvais état à la suite d’incendies, d’attaques d’insectes ou d’un entretien insuffisant. Une société bretonne, Ecotree, qui a reçu un agrément de l’AMF, lève des fonds auprès d’investisseurs privés pour les restaurer. Décryptage des vertus, des risques et de la fiscalité de ces placements illiquides