Interparfums réduit son objectif de ventes pour 2025 avant un millésime 2026 qui s’annonce difficile
L’action Interparfums accuse le plus net repli de l’indice SBF 120 mercredi, après que le fabricant de parfums a abaissé son objectif de chiffre d’affaires pour 2025, à l’occasion de la présentation de perspectives peu engageantes pour l’exercice suivant.
En début de matinée, le titre chutait de 9,4%, à 24,14 euros.
Pour l’ensemble de cette année, Interparfums anticipe dorénavant un chiffre d’affaires «de l’ordre de 890 millions d’euros», alors qu’il était précédemment attendu «autour de 900 millions d’euros». Les analystes tablaient jusqu'à présent sur un chiffre d’affaires de 901 millions d’euros pour la période.
«Si la consommation mondiale a ralenti cette année, le marché de la parfumerie connait néanmoins une légère croissance en 2025", par rapport à 2024, a indiqué Interparfums dans un communiqué. L’an passé, le groupe avait réalisé un chiffre d’affaires de 880,5 millions d’euros, en croissance de 10% par rapport à 2023.
Plusieurs effets négatifs
Concernant 2026, Interparfums se montre prudent en ne fournissant pas de prévisions chiffrées, comme le groupe en a pourtant l’habitude à quelques mois du début d’un nouvel exercice. «La multiplicité des paramètres, favorables et défavorables, nous empêchent, pour le moment, d'établir des prévisions de ventes pour 2026. Pour autant, le modèle économique de la société nous permettra de maintenir des niveaux de profitabilité élevée», a expliqué Philippe Santi, le directeur général délégué d’Interparfums, cité dans le communiqué.
L’année prochaine sera marquée par «un environnement économique et géopolitique probablement toujours dégradé», un effet négatif d’environ 20 millions d’euros des taux de change sur le chiffre d’affaires et une base de comparaison défavorable du fait de la fin du contrat de licence Boucheron au 31 décembre 2025, a ainsi prévenu le groupe.
Les analystes attendaient jusqu'à présent un chiffre d’affaires de 931 millions d’euros et une marge opérationnelle courante de 19,2% pour l’exercice 2026.
A lire aussi: Le désendettement de Kering fait les affaires de L’Oréal
Plus d'articles du même thème
-
ThyssenKrupp manque de visibilité pour l’exercice en cours
Le conglomérat industriel allemand a légèrement abaissé sa prévision de chiffre d’affaires annuel en raison de l’augmentation des incertitudes géopolitiques. -
Le modèle de la banque italienne soutient ses résultats trimestriels
Entre consolidation et tensions au Moyen-Orient, le secteur bancaire italien a su tirer son épingle du jeu durant les trois premiers mois de l'année. -
Bayer tire profit de la bonne orientation de son pôle agrochimique
Malgré la hausse de 9% de son Ebitda trimestriel ajusté, la résolution des contentieux du groupe allemand a pesé sur son flux de trésorerie disponible.
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- State Street France lance un plan de départs après la perte de son principal client
- Le Crédit Agricole veut combler son retard sur l'entrée en relation bancaire digitale
- Le Crédit Mutuel Arkéa veut se lancer dans les cryptomonnaies
- La lutte contre la fraude à l'IBAN prend un nouvel élan
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle