Intel et IBM insufflent une brise d’optimisme sur le secteur technologique

Le débat fait rage pour évaluer l’impact négatif du succès des tablettes sur Intel. Son directeur général veut croire à un horizon dégagé
Benoît Menou

Deux géants du secteur technologique américain, Intel et IBM, ont rassuré hier soir à l’occasion de la présentation, après-Bourse, de résultats trimestriels et de prévisions au-delà des attentes. Un sentiment de confiance qui a gagné cette nuit les places asiatiques, où le secteur était en vue, à la faveur notamment d’un discours rassurant d’Intel sur le maintien d’une chaîne d’approvisionnement solide dans les ordinateurs individuels dans le sillage du tremblement de terre du 11 mars dernier. Rien ne restreint la capacité du groupe à produire pour honorer la demande a indiqué à Reuters le directeur financier Stacy Smith.

Le chiffre d’affaires du premier trimestre d’Intel, le premier à tenir compte du spécialiste des virus McAfee et de la filiale sans fil d’Infineon, a bondi de 25% à 12,8 milliards de dollars, contre un consensus Reuters de 11,6 milliards. Le bénéfice net a pour sa part progressé de 29% à 3,2 milliards de dollars.

IBM a de son côté relevé son objectif de résultat net annuel (de 13,0 à 13,15 dollars au moins par titre hors exceptionnels), sous l’impulsion de la performance commerciale de ses calculateurs et d’une activité solide dans les pays émergents particulièrement dans les BRIC. Contrairement au titre Intel toutefois, l’action IBM n’a pas décollé dans les échanges électroniques et a stagné, les opérateurs étant finalement déçu du niveau de relèvement des prévisions. Au trimestre écoulé, le résultat hors exceptionnels par action a atteint 2,41 dollars, pour un chiffre d’affaires total en hausse de 8% à 24,6 milliards. Ce dernier chiffre est hors effets de change le plus élevé affiché par le groupe depuis dix ans.

Yahoo a également fait part hier de résultats trimestriels et d’un objectif de chiffre d’affaires pour le trimestre en cours supérieurs aux attentes des analystes.

Si les niveaux de ventes passés des deux mastodontes de la technologie ont agréablement surpris, Intel et IBM ont rassuré sur leurs perspectives et celles du secteur. Les dépenses des entreprises clientes en termes informatiques sont appelées à vivement progresser. Paul Otellini, le directeur général d’Intel, a assuré que son activité n’en était encore qu’au début d’un retournement. Le dirigeant mise sur une hausse à deux chiffres des livraisons d’ordinateurs individuels cette année. Goldman Sachs mise pourtant sur un taux de cannibalisation de 35% des tablettes sur ces ventes de PC.

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