Inditex tient mieux ses coûts que ses concurrents
A en croire les progressions du chiffre d’affaires et du résultat net trimestriels publiées hier par Inditex, le géant espagnol de la distribution textile file toujours vent arrière. Le groupe, propriétaire notamment de l’enseigne Zara, a pourtant laissé voir un accroc dans la grand-voile. La marge brute a en effet abandonné 1,1 point à 58,8% des ventes. Un repli qui n’est pas surprenant dans un contexte d’approvisionnement marqué par une envolée du prix du coton. Le mois dernier, l’américain Gap a ainsi abaissé de 22% sa prévision de bénéfice 2011 en raison de ses difficultés à répercuter sur ses prix de vente la hausse de ses coûts de fabrication.
Mais Inditex se prévaut du maintien d’une «gestion stricte» des coûts pour afficher une hausse de 10% à 332 millions d’euros du résultat net du premier trimestre de l’exercice fiscal, à fin avril. Pour un chiffre d’affaires en hausse de 11% à 2,96 milliards d’euros, une progression «convenable sans être impressionnante», selon Anne Critchlow de la Société Générale.
Face à un consommateur espagnol ou européen indécis, Inditex poursuit il est vrai son offensive internationale, particulièrement à destination des pays émergents. Au 30 avril, le groupe dispose de 5.154 points de vente dans 78 pays, après l’ouverture de 110 magasins sur le trimestre écoulé et avant une prochaine entrée en Afrique du Sud ou au Pérou. En parallèle, Inditex continue à développer le commerce en ligne. Déjà présente dans seize pays européens, l’enseigne Zara doit faire son entrée sur ce canal de distribution aux Etats-Unis le 7 septembre. Le groupe a prévu d’inaugurer la veille au sein de plusieurs pays européens les boutiques en ligne d’autres enseignes, comme Massimo Dutti et Bershka.
Plus d'articles du même thème
-
Les Etats-Unis progressent dans leur quête d’approvisionnement en terres rares
Soutenu par l’administration Trump, le groupe USA Rare Earth prévoit de s’emparer du producteur brésilien Serra Verde, valorisé 2,8 milliards de dollars, dans le cadre d’une opération payée en cash et en titres. -
L'exploitant de maisons de retraite Colisée compte repartir de l'avant avec une dette réduite d'un tiers
Le plan de sauvegarde accélérée valide l'éviction d'EQT, qui avait acquis Colisée en 2021 pour plus de 2 milliards d'euros, au profit des créanciers du groupe. -
Les réassureurs européens résistent encore aux tensions géopolitiques
Malgré les difficultés liées au taux de change et un environnement de marché plus concurrentiel, les réassureurs continuent de surperformer le marché. Depuis le début de l'année, le secteur s'est montré particulièrement résilient. Mais les renouvellements d’avril seront surveillés de près.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
Contenu de nos partenaires
-
Mise au point« Oh my God, on a un problème » : pourquoi Engie parle au RN depuis 2024 et la dissolution
« Oui, j'étais au dîner avec Marine Le Pen », assume la dirigeante d’Engie, Catherine MacGregor, qui considère avoir un rôle à jouer « pour éduquer les décideurs politiques et ne pas laisser se cristalliser des idées délétères pour la France » -
That’s the questionLondres veut découpler les prix de l’électricité et du gaz
Le gouvernement britannique invite les producteurs de renouvelables à se tourner vers des contrats à prix fixes -
Bus repetitaNouveau bras de fer autour du versement mobilité
Un amendement sénatorial préconisait d’élever le taux plafond de cet impôt de production, illustrant la dépendance du secteur à cette source de financement