Icade s’appuie pour la première fois sur le marché obligataire
La filiale de la Caisse des dépôts a émis pour 800 millions d’euros d’obligations afin de refinancer une dette essentiellement bancaire jusque-là
Publié le
Olivier Pinaud
Illustration: PHB
-
Sept ans après son introduction en Bourse, Icade se lance sur le marché obligataire. La foncière a émis hier 800 millions d’euros, en deux tranches. La première d’un montant de 500 millions d’euros, porte un coupon de 2,25% avec une maturité au 30 janvier 2019. Les titres ont été placés à 100 points de base au-dessus des taux midswaps et offrent un rendement global de 2,34%. La seconde tranche, plus longue de quatre ans et demi, porte sur 300 millions d’euros, avec un coupon de 3,375%. Le spread ressort à 135 points de base pour un rendement global de 3,498%. L’opération était dirigée par le Crédit Agricole, HSBC, Natixis et la Société Générale.
Les 700 millions d’euros de fonds propres levés lors de la mise en Bourse de 2006 avaient totalement désendetté Icade. Depuis, les différentes acquisitions avaient été financées par du crédit bancaire syndiqué et par l’appel à des partenaires financiers, notamment assureurs. Allianz a ainsi accordé un prêt de 200 millions d’euros à Icade en début d’année.
Fin juin 2013, le groupe affichait 2,66 milliards d’euros de dette nette, avec une durée moyenne de 4,3 ans et un coût de 3,84%. L’émission d’hier permet de refinancer certaines lignes bancaires, de diversifier les sources de financement et d’allonger la maturité moyenne de la dette. Elle redonne également plus de souplesse à Icade après la prise de contrôle de Silic, détenue à 93% aujourd’hui. L’objectif de la foncière vise à maintenir son ratio «loan to value» autour de 40%. Il était de 39,5% à la fin du premier semestre.
Des cessions d’actifs, dans le commercial, la logistique ou le résidentiel en France, mais aussi en Allemagne, contribueront à contenir l’endettement. Dans le même temps, Icade compte accélérer le déploiement de son portefeuille d’actifs dans les cliniques, via sa filiale dédiée Icade Santé. Le groupe vise entre 100 et 200 millions d’euros d’acquisitions dans ce domaine chaque année.
La réussite de ce financement et l’aboutissement de l’interminable offre sur Silic pourraient inciter la Caisse des dépôts à alléger sa part au capital, une hypothèse régulièrement avancée. Avec une participation indirecte de 40%, la Caisse est le premier actionnaire de la foncière.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...